Le patron de Ryanair avait volontairement réduit de moitié son salaire pendant la crise tandis que les pilotes avaient, eux, dû renoncer à 20% de leur rémunération. Cette augmentation du salaire de Michael O'Leary est "une gifle pour les pilotes" belges, qui n'ont, de leur côté, aucune perspective similaire, fustigent mardi la CNE et l'ACV Puls.

Le CEO a gagné quelque 975.000 euros au cours du dernier exercice. C'est 290% de plus que l'année précédente, lorsqu'il avait volontairement réduit de moitié la partie fixe de son salaire, qui était passée de 500.000 à 250.000 euros. Il n'avait en outre pas reçu de bonus cette année-là, ce qui explique la différence si élevée.

Les pilotes ont également perdu 20% de leurs salaires pendant la crise. Pour eux, cependant, il n'y a aucune perspective de normalisation. "Il n'y a pas du tout de montagne de dettes", estime Hans Elsen, secrétaire permanent de l'ACV Puls. "Il y a assez d'argent pour ramener également les salaires des pilotes au niveau d'avant la pandémie. Il s'agit simplement d'une décision politique, d'un choix fait par Ryanair. C'est tout simplement scandaleux", abonde Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE.

A ce jour, aucun accord n'a été trouvé entre les pilotes et Ryanair concernant le retour du salaire à son niveau précédent. Plusieurs grèves, dont la dernière remonte au week-end dernier, ont eu lieu ces dernières semaines pour cette raison. Selon le syndicat chrétien, la compagnie a proposé de ne ramener les salaires des pilotes au niveau d'avant-Covid qu'en 2027. "Une proposition franchement absurde, avec laquelle les pilotes belges ne sont évidemment pas d'accord", concluent ACV Puls et CNE.

Le patron de Ryanair avait volontairement réduit de moitié son salaire pendant la crise tandis que les pilotes avaient, eux, dû renoncer à 20% de leur rémunération. Cette augmentation du salaire de Michael O'Leary est "une gifle pour les pilotes" belges, qui n'ont, de leur côté, aucune perspective similaire, fustigent mardi la CNE et l'ACV Puls.Le CEO a gagné quelque 975.000 euros au cours du dernier exercice. C'est 290% de plus que l'année précédente, lorsqu'il avait volontairement réduit de moitié la partie fixe de son salaire, qui était passée de 500.000 à 250.000 euros. Il n'avait en outre pas reçu de bonus cette année-là, ce qui explique la différence si élevée.Les pilotes ont également perdu 20% de leurs salaires pendant la crise. Pour eux, cependant, il n'y a aucune perspective de normalisation. "Il n'y a pas du tout de montagne de dettes", estime Hans Elsen, secrétaire permanent de l'ACV Puls. "Il y a assez d'argent pour ramener également les salaires des pilotes au niveau d'avant la pandémie. Il s'agit simplement d'une décision politique, d'un choix fait par Ryanair. C'est tout simplement scandaleux", abonde Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE. A ce jour, aucun accord n'a été trouvé entre les pilotes et Ryanair concernant le retour du salaire à son niveau précédent. Plusieurs grèves, dont la dernière remonte au week-end dernier, ont eu lieu ces dernières semaines pour cette raison. Selon le syndicat chrétien, la compagnie a proposé de ne ramener les salaires des pilotes au niveau d'avant-Covid qu'en 2027. "Une proposition franchement absurde, avec laquelle les pilotes belges ne sont évidemment pas d'accord", concluent ACV Puls et CNE.