Avec pandémie et la généralisation du télétravail qui en a découlé, de plus en plus d'Européens ont travaillé avec des horaires flexibles (53%). Une nouvelle étude de SD Worx (1) montre que 60% des Belges disent avoir travaillé selon ce type d'horaires. En moyenne, précise cette étude, "53 % des employés de bureau européens ont des horaires flexibles. Les pays où les horaires de travail sont les plus flexibles sont la Finlande et l'Allemagne (59% chacun). L'Espagne est le pays le moins accommodant en la matière (41%)."

Il est évident que ce type d'horaires présente bien des avantages qui bénéficient aussi bien aux employeurs qu'aux employés. "Suite à l'obligation de télétravail en raison de la pandémie, de nombreux employés se sont familiarisés avec une interprétation plus flexible des horaires de travail au cours de ces dernières années, explique Cathy Geerts, Chief HR Officer chez SD Worx. Les employés considèrent que pouvoir choisir où et quand ils travaillent constitue un grand avantage, que ce soit au bureau ou à domicile."

Et de renchérir : "Nous constatons que la flexibilité est un facteur important pour attirer et retenir les employés. Les salariés recherchent plus que jamais la liberté d'organiser leur travail et leur vie, et donc d'améliorer leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. En tant qu'employeur, il est également judicieux d'aider les employés à gérer la liberté des horaires de travail".

Mais attention, qui dit travail flexible ou télétravail, dit (dans certains cas) travailler plus et plus tard... Ainsi, l'étude de SD Worx rapporte que 41 % des employés belges déclarent qu'il leur arrive de consulter des emails ou de répondre à des appels téléphoniques professionnels, même après avoir fini leur journée de travail. En Norvège, cette proportion de bosseurs acharnés monte même jusqu'à 56 %, ce qui contraste fortement avec l'Allemagne, où seulement 30% des employés interrogés disent consulter occasionnellement emails et appels après les heures de bureau.

"Cela signifie également qu'ils ouvrent leur ordinateur un peu plus souvent en dehors des heures de travail, souligne Cathy Geerts, car ils organisent également leur journée différemment pendant les heures de bureau traditionnelles. En outre, cela rend plus floue la frontière entre l'éventail des tâches et le travail effectué."

Visualiser les heures travaillées

On le voit clairement maintenir cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée n'est pas si évident que cela. Afin de ne pas perdre des yeux cet équilibre, certains employés ont recours au "reporting", c'est-à-dire un suivi des heures prestées pour le côté professionnel de la balance, une sorte de comptabilisation du temps passé à travailler, même si, ou plutôt surtout si, l'employé n'était pas sensé travailler à ce moment-là. La manière d'effectuer ce reporting importe peu (tableaux Excel, diagrammes ou cercles avec des pourcentages...), du moment que c'est visuel (pensez aux couleurs !).

Selon l'étude de SD Worx, la moitié des employés belges indiquent que " le suivi de leurs heures de travail les aide à maintenir l'équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Ils considèrent l'enregistrement des heures effectuées comme un bon moyen de maintenir cette balance. Seuls 15,7% des Belges disent ne pas croire aux avantages qui en découlent."

Si les Allemands sont en tête dans l'utilisation de cette méthode avec 82%, talonnés de près par les Suédois (78%) et les Italiens (77%), ce sont les Français qui gardent le moins de trace des heures effectuées (43%). Par contre au niveau des convaincus par cette méthode, les Néerlandais arrivent avec 63% en haut du classement. L'Allemagne et la Norvège suivent avec respectivement 57% et 56% de convaincus que le suivi des heures leur permet de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Les Finlandais, les Français et les Suédois sont les moins convaincus des bénéfices que cette comptabilisation apporte.

Avec pandémie et la généralisation du télétravail qui en a découlé, de plus en plus d'Européens ont travaillé avec des horaires flexibles (53%). Une nouvelle étude de SD Worx (1) montre que 60% des Belges disent avoir travaillé selon ce type d'horaires. En moyenne, précise cette étude, "53 % des employés de bureau européens ont des horaires flexibles. Les pays où les horaires de travail sont les plus flexibles sont la Finlande et l'Allemagne (59% chacun). L'Espagne est le pays le moins accommodant en la matière (41%)."Il est évident que ce type d'horaires présente bien des avantages qui bénéficient aussi bien aux employeurs qu'aux employés. "Suite à l'obligation de télétravail en raison de la pandémie, de nombreux employés se sont familiarisés avec une interprétation plus flexible des horaires de travail au cours de ces dernières années, explique Cathy Geerts, Chief HR Officer chez SD Worx. Les employés considèrent que pouvoir choisir où et quand ils travaillent constitue un grand avantage, que ce soit au bureau ou à domicile." Et de renchérir : "Nous constatons que la flexibilité est un facteur important pour attirer et retenir les employés. Les salariés recherchent plus que jamais la liberté d'organiser leur travail et leur vie, et donc d'améliorer leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. En tant qu'employeur, il est également judicieux d'aider les employés à gérer la liberté des horaires de travail".Mais attention, qui dit travail flexible ou télétravail, dit (dans certains cas) travailler plus et plus tard... Ainsi, l'étude de SD Worx rapporte que 41 % des employés belges déclarent qu'il leur arrive de consulter des emails ou de répondre à des appels téléphoniques professionnels, même après avoir fini leur journée de travail. En Norvège, cette proportion de bosseurs acharnés monte même jusqu'à 56 %, ce qui contraste fortement avec l'Allemagne, où seulement 30% des employés interrogés disent consulter occasionnellement emails et appels après les heures de bureau. "Cela signifie également qu'ils ouvrent leur ordinateur un peu plus souvent en dehors des heures de travail, souligne Cathy Geerts, car ils organisent également leur journée différemment pendant les heures de bureau traditionnelles. En outre, cela rend plus floue la frontière entre l'éventail des tâches et le travail effectué." Visualiser les heures travailléesOn le voit clairement maintenir cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée n'est pas si évident que cela. Afin de ne pas perdre des yeux cet équilibre, certains employés ont recours au "reporting", c'est-à-dire un suivi des heures prestées pour le côté professionnel de la balance, une sorte de comptabilisation du temps passé à travailler, même si, ou plutôt surtout si, l'employé n'était pas sensé travailler à ce moment-là. La manière d'effectuer ce reporting importe peu (tableaux Excel, diagrammes ou cercles avec des pourcentages...), du moment que c'est visuel (pensez aux couleurs !). Selon l'étude de SD Worx, la moitié des employés belges indiquent que " le suivi de leurs heures de travail les aide à maintenir l'équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Ils considèrent l'enregistrement des heures effectuées comme un bon moyen de maintenir cette balance. Seuls 15,7% des Belges disent ne pas croire aux avantages qui en découlent."Si les Allemands sont en tête dans l'utilisation de cette méthode avec 82%, talonnés de près par les Suédois (78%) et les Italiens (77%), ce sont les Français qui gardent le moins de trace des heures effectuées (43%). Par contre au niveau des convaincus par cette méthode, les Néerlandais arrivent avec 63% en haut du classement. L'Allemagne et la Norvège suivent avec respectivement 57% et 56% de convaincus que le suivi des heures leur permet de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Les Finlandais, les Français et les Suédois sont les moins convaincus des bénéfices que cette comptabilisation apporte.