RTL-TVI a été repris pour 250 millions d'euros par le groupe Rossel, c'est-à-dire l'éditeur du quotidien Le Soir et de SudPresse, et par le groupe flamand DPG, qui possède la chaine TV VTM, mais aussi des quotidiens comme Het Laatste Nieuws ou des radios populaires comme Q-Music. C'est la première bonne nouvelle, RTL-TVI devient 100% belge. C'est aussi un soulagement pour les politiques francophones qui souhaitent ne pas perdre une lucarne importante pour passer leurs messages.

Mais c'est aussi un coup dur pour le concurrent de Rossel, à savoir le groupe IPM qui possède les quotidiens La Libre, L'Avenir et la DH. Le groupe IPM était aussi candidat au rachat mais il n'a pas été retenu par le vendeur... Le danger pour IPM est simple : Rossel en devenant copropriétaire de RTL-TVI va pouvoir établir des synergies avec son quotidien Le Soir et ses éditions régionales, non seulement au niveau éditorial, mais aussi publicitaire. C'est déjà le cas au nord du pays. L'idée est de récolter et d'échanger nos données numériques entre partie presse, radio et télévision pour pouvoir mieux segmenter la publicité. En d'autres termes, c'est une machine publicitaire redoutable qui va être mise en place par ce nouveau mastodonte sur le marché francophone. Donc, oui, même si c'est le rachat d'une télévision, son impact sur la presse quotidienne francophone ne sera pas négligeable.

Il semblerait aussi que des discussions ont eu lieu pour voir si LN24, la chaine d'information en continue ne peut pas s'intégrer dans ce nouveau groupe. En fait, l'idée est de faire comme en France : vous auriez d'un côté une chaine classique comme TF1 et puis son pendant information continue LCI. Remplacez TF1 par RTL-TVI et LCI par LN24 et vous avez une idée de ce qui pourrait se passer ici en Belgique.

Les politiques francophones, notamment du côté MR, adorent ce scénario car cela leur permet d'avoir une lucarne en plus pour s'exprimer en-dehors du duopole de la RTBF et de RTL-TVI.

Bien entendu, des questions se posent aussi sur ce rachat. En payant 250 millions d'euros le rachat de RTL-TVI, un montant considéré à tort ou à raison comme trop élevé, les nouveaux actionnaires ont surtout payé un nom, une audience et une régie publicitaire très performante. Mais RTL-TVI dépend fortement de la chaine française M6 pour l'achat de ses programmes comme par exemple Top Chef... Je ne dirai pas que les actionnaires actuels ont acheté une boite vide, ce serait exagéré, mais une chaine TV sans programmes, c'est comme un Noël sans sapin... Mais j'imagine que les nouveaux actionnaires ont déjà scellé un accord avec les Français de M6 avant de mettre sur la table 250 millions d'euros. En tout cas, c'est une belle opération et la preuve qu'en Belgique, on peut s'associer entre Francophones et Flamands pour bâtir un projet en commun.

RTL-TVI a été repris pour 250 millions d'euros par le groupe Rossel, c'est-à-dire l'éditeur du quotidien Le Soir et de SudPresse, et par le groupe flamand DPG, qui possède la chaine TV VTM, mais aussi des quotidiens comme Het Laatste Nieuws ou des radios populaires comme Q-Music. C'est la première bonne nouvelle, RTL-TVI devient 100% belge. C'est aussi un soulagement pour les politiques francophones qui souhaitent ne pas perdre une lucarne importante pour passer leurs messages. Mais c'est aussi un coup dur pour le concurrent de Rossel, à savoir le groupe IPM qui possède les quotidiens La Libre, L'Avenir et la DH. Le groupe IPM était aussi candidat au rachat mais il n'a pas été retenu par le vendeur... Le danger pour IPM est simple : Rossel en devenant copropriétaire de RTL-TVI va pouvoir établir des synergies avec son quotidien Le Soir et ses éditions régionales, non seulement au niveau éditorial, mais aussi publicitaire. C'est déjà le cas au nord du pays. L'idée est de récolter et d'échanger nos données numériques entre partie presse, radio et télévision pour pouvoir mieux segmenter la publicité. En d'autres termes, c'est une machine publicitaire redoutable qui va être mise en place par ce nouveau mastodonte sur le marché francophone. Donc, oui, même si c'est le rachat d'une télévision, son impact sur la presse quotidienne francophone ne sera pas négligeable.Il semblerait aussi que des discussions ont eu lieu pour voir si LN24, la chaine d'information en continue ne peut pas s'intégrer dans ce nouveau groupe. En fait, l'idée est de faire comme en France : vous auriez d'un côté une chaine classique comme TF1 et puis son pendant information continue LCI. Remplacez TF1 par RTL-TVI et LCI par LN24 et vous avez une idée de ce qui pourrait se passer ici en Belgique.Les politiques francophones, notamment du côté MR, adorent ce scénario car cela leur permet d'avoir une lucarne en plus pour s'exprimer en-dehors du duopole de la RTBF et de RTL-TVI. Bien entendu, des questions se posent aussi sur ce rachat. En payant 250 millions d'euros le rachat de RTL-TVI, un montant considéré à tort ou à raison comme trop élevé, les nouveaux actionnaires ont surtout payé un nom, une audience et une régie publicitaire très performante. Mais RTL-TVI dépend fortement de la chaine française M6 pour l'achat de ses programmes comme par exemple Top Chef... Je ne dirai pas que les actionnaires actuels ont acheté une boite vide, ce serait exagéré, mais une chaine TV sans programmes, c'est comme un Noël sans sapin... Mais j'imagine que les nouveaux actionnaires ont déjà scellé un accord avec les Français de M6 avant de mettre sur la table 250 millions d'euros. En tout cas, c'est une belle opération et la preuve qu'en Belgique, on peut s'associer entre Francophones et Flamands pour bâtir un projet en commun.