Si vous faites vos courses chez Carrefour ce soir ou ce weekend, vous penserez, je l'espère, à cette chronique. En effet, les actionnaires du géant français de la distribution ne sont pas très contents. Ils en veulent au ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, qui s'oppose au rachat de Carrefour par un distributeur canadien dont le nom, Couche-Tard, ne s'invente pas !

Ce groupe canadien qui affiche un chiffre d'affaires de 48 milliards d'euros est surtout présent en Amérique du Nord avec des supérettes adossées à des stations-service. Couche-Tard a envie de racheter Carrefour parce qu'il peut se le permettre. En effet, même si son chiffre d'affaires est inférieur à celui de Carrefour, sa marge est beaucoup plus élevée que celle de Carrefour, il est donc plus rentable.

L'autre raison qui pousse le distributeur canadien à racheter carrefour, c'est la diversification. Comme les supérettes de Couche-Tard sont adossées à des stations-service, la vente de carburant représente 70% du chiffre d'affaires de Couche-Tard. Comme les voitures électriques arrivent et qu'il faudra adapter toutes les stations, la direction de Couche-Tard a compris qu'il fallait se diversifier. D'où la volonté de racheter Carrefour pour le prix de 16,3 milliards d'euros.

Mais voilà, ces deux groupes ont oublié d'en parler au ministre de l'Économie en France, qui vient de dire qu'il s'opposait à ce rachat pour des raisons de sécurité alimentaire. En gros, il ne veut pas que les Français soient privés de pâtes, de riz et autres biens essentiels. Et nous sommes priés de ne pas rigoler.Comme le secteur de la distribution alimentaire a été ajouté à la liste des secteurs protégés, ce ministre a donc un vrai droit de veto.

Les syndicats ne sont pas contents, car comme Couche-tard est surtout présent en Amérique du Nord, les risques de doublons sont minimes et donc la casse sociale serait très limitée. Les actionnaires de carrefour sont aussi furieux, car le cours de Bourse de Carrefour se traine depuis longtemps en bas du classement. C'était l'occasion pour eux de récupérer les pertes du passé.

Le monde patronal est aussi furieux, car l'image de la France auprès des investisseurs étrangers est dégradée. On donne l'impression que la France soutient ses champions quand ils achètent à l'étranger. En Belgique, on sait de quoi il s'agit puisque beaucoup de nos fleurons ont été rachetés par des entreprises françaises. Mais la France se montre protectionniste quand ce sont des étrangers qui veulent acheter une entreprise française.

C'est étonnant ce refus, car le Canada est un pays ami, ce n'est pas la Chine. Et dire que Carrefour est stratégique, c'est se moquer du monde. C'est comme dire que Aldi, Lidl ou Amazon vont affamer les Français sous prétexte qu'ils ne sont pas de nationalité française. Il parait que plus la ficelle est grosse, et plus ça passe ?

Si vous faites vos courses chez Carrefour ce soir ou ce weekend, vous penserez, je l'espère, à cette chronique. En effet, les actionnaires du géant français de la distribution ne sont pas très contents. Ils en veulent au ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, qui s'oppose au rachat de Carrefour par un distributeur canadien dont le nom, Couche-Tard, ne s'invente pas ! Ce groupe canadien qui affiche un chiffre d'affaires de 48 milliards d'euros est surtout présent en Amérique du Nord avec des supérettes adossées à des stations-service. Couche-Tard a envie de racheter Carrefour parce qu'il peut se le permettre. En effet, même si son chiffre d'affaires est inférieur à celui de Carrefour, sa marge est beaucoup plus élevée que celle de Carrefour, il est donc plus rentable. L'autre raison qui pousse le distributeur canadien à racheter carrefour, c'est la diversification. Comme les supérettes de Couche-Tard sont adossées à des stations-service, la vente de carburant représente 70% du chiffre d'affaires de Couche-Tard. Comme les voitures électriques arrivent et qu'il faudra adapter toutes les stations, la direction de Couche-Tard a compris qu'il fallait se diversifier. D'où la volonté de racheter Carrefour pour le prix de 16,3 milliards d'euros.Mais voilà, ces deux groupes ont oublié d'en parler au ministre de l'Économie en France, qui vient de dire qu'il s'opposait à ce rachat pour des raisons de sécurité alimentaire. En gros, il ne veut pas que les Français soient privés de pâtes, de riz et autres biens essentiels. Et nous sommes priés de ne pas rigoler.Comme le secteur de la distribution alimentaire a été ajouté à la liste des secteurs protégés, ce ministre a donc un vrai droit de veto.Les syndicats ne sont pas contents, car comme Couche-tard est surtout présent en Amérique du Nord, les risques de doublons sont minimes et donc la casse sociale serait très limitée. Les actionnaires de carrefour sont aussi furieux, car le cours de Bourse de Carrefour se traine depuis longtemps en bas du classement. C'était l'occasion pour eux de récupérer les pertes du passé.Le monde patronal est aussi furieux, car l'image de la France auprès des investisseurs étrangers est dégradée. On donne l'impression que la France soutient ses champions quand ils achètent à l'étranger. En Belgique, on sait de quoi il s'agit puisque beaucoup de nos fleurons ont été rachetés par des entreprises françaises. Mais la France se montre protectionniste quand ce sont des étrangers qui veulent acheter une entreprise française.C'est étonnant ce refus, car le Canada est un pays ami, ce n'est pas la Chine. Et dire que Carrefour est stratégique, c'est se moquer du monde. C'est comme dire que Aldi, Lidl ou Amazon vont affamer les Français sous prétexte qu'ils ne sont pas de nationalité française. Il parait que plus la ficelle est grosse, et plus ça passe ?