Vous le savez je passe ma vie à dire que l'économie est une matière passionnante. Loin d'être une matière rébarbative ou froide, elle explique au contraire beaucoup de choses en ce bas monde. La preuve encore, cette semaine où l'on découvre ou redécouvre que les entreprises seront sans doute plus efficaces que les ONG pour défendre les intérêts des pays les plus pauvres.

Je m'explique : aujourd'hui, les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux veulent inciter leurs concitoyens à pendre une troisième dose de vaccin pour "booster" leur protection immunitaire. Mais évidemment le souci, c'est que cette 3ème piqure va automatiquement priver les pays pauvres de vaccins. Beaucoup d'organisations non gouvernementales crient du coup au scandale et à l'égoïsme de l'Occident. Ce genre de cri risque hélas de ne pas être entendu par nos gouvernants, sauf si les entreprises, elles, se décident à faire du lobbying pour expliquer à nos politiques que si l'on veut que l'économie redémarre pour de bon, il faut aider les pays plus pauvres, sans quoi, les pénuries et autres ruptures de stock pour tel ou tel produit ne vont pas s'arrêter de sitôt.

On l'a vu avec l'industrie automobile qui a vu sa fabrication être arrêtée ou fortement diminuée parce qu'il manquait un composant crucial. On le découvre encore cette semaine avec les fabriquants de baskets. Celles que nous portons aux pieds pour courir le weekend ou même que nous utilisons comme chaussures de ville risquent de manquer à l'appel cet hiver ou en tout cas de coûter plus cher.

La raison ? Un pays comme le Vietnam fabrique une paire de Nike sur deux et d'autres marques comme Adidas ou Puma ont beaucoup misé sur ce pays pour fabriquer leurs baskets.

Le souci est double: premièrement, les autorités locales ont fermé les usines locales à cause d'une 4ème vague violente et même quand les usines ont pu rouvrir, elles n'ont pu tourner qu'à moitié régime car beaucoup d'ouvriers vietnamiens sont contaminés ou sont des personnes contacts.

Deuxièmement, à côté de ce drame sanitaire, les fabricants mondiaux de baskets doivent faire face à un problème de logistique totalement grippée à cause des pénuries. L'approvisionnement en caoutchouc est devenu problématique, et d'ailleurs son prix a augmenté de 25% alors qu'il est utilisé notamment pour fabriquer les semelles de nos (chères) baskets.De même, le prix du coton ou du polyester est en augmentation car il est détourné par l'industrie automobile et pharmaceutique.

Bref, tout ça pour dire que le prix des baskets que nous portons à nos pieds risque d'augmenter fortement fin de cette année. C'est la raison pour laquelle le lobby du textile et de la chaussure aux Etats-Unis a écrit une lettre à Joe Biden pour lui demander d'accélérer immédiatement la distribution de vaccins américains excédentaires au Vietnam et dans d'autres pays asiatiques clés.

Vous le voyez, l'intérêt des entreprises, a parfois plus de poids auprès de nos politiques que des appels à l'aide d'ONG. On peut le déplorer, mais parfois l'intérêt ou l'égoïsme (appelez-le comme vous voulez) a plus d'impact que la morale. Mais comme le dirait l'ancien président chinois, "peu importe que le chat soit gris ou noir, l'important est qu'il attrape la souris" -

Vous le savez je passe ma vie à dire que l'économie est une matière passionnante. Loin d'être une matière rébarbative ou froide, elle explique au contraire beaucoup de choses en ce bas monde. La preuve encore, cette semaine où l'on découvre ou redécouvre que les entreprises seront sans doute plus efficaces que les ONG pour défendre les intérêts des pays les plus pauvres. Je m'explique : aujourd'hui, les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux veulent inciter leurs concitoyens à pendre une troisième dose de vaccin pour "booster" leur protection immunitaire. Mais évidemment le souci, c'est que cette 3ème piqure va automatiquement priver les pays pauvres de vaccins. Beaucoup d'organisations non gouvernementales crient du coup au scandale et à l'égoïsme de l'Occident. Ce genre de cri risque hélas de ne pas être entendu par nos gouvernants, sauf si les entreprises, elles, se décident à faire du lobbying pour expliquer à nos politiques que si l'on veut que l'économie redémarre pour de bon, il faut aider les pays plus pauvres, sans quoi, les pénuries et autres ruptures de stock pour tel ou tel produit ne vont pas s'arrêter de sitôt.On l'a vu avec l'industrie automobile qui a vu sa fabrication être arrêtée ou fortement diminuée parce qu'il manquait un composant crucial. On le découvre encore cette semaine avec les fabriquants de baskets. Celles que nous portons aux pieds pour courir le weekend ou même que nous utilisons comme chaussures de ville risquent de manquer à l'appel cet hiver ou en tout cas de coûter plus cher. La raison ? Un pays comme le Vietnam fabrique une paire de Nike sur deux et d'autres marques comme Adidas ou Puma ont beaucoup misé sur ce pays pour fabriquer leurs baskets. Le souci est double: premièrement, les autorités locales ont fermé les usines locales à cause d'une 4ème vague violente et même quand les usines ont pu rouvrir, elles n'ont pu tourner qu'à moitié régime car beaucoup d'ouvriers vietnamiens sont contaminés ou sont des personnes contacts.Deuxièmement, à côté de ce drame sanitaire, les fabricants mondiaux de baskets doivent faire face à un problème de logistique totalement grippée à cause des pénuries. L'approvisionnement en caoutchouc est devenu problématique, et d'ailleurs son prix a augmenté de 25% alors qu'il est utilisé notamment pour fabriquer les semelles de nos (chères) baskets.De même, le prix du coton ou du polyester est en augmentation car il est détourné par l'industrie automobile et pharmaceutique.Bref, tout ça pour dire que le prix des baskets que nous portons à nos pieds risque d'augmenter fortement fin de cette année. C'est la raison pour laquelle le lobby du textile et de la chaussure aux Etats-Unis a écrit une lettre à Joe Biden pour lui demander d'accélérer immédiatement la distribution de vaccins américains excédentaires au Vietnam et dans d'autres pays asiatiques clés. Vous le voyez, l'intérêt des entreprises, a parfois plus de poids auprès de nos politiques que des appels à l'aide d'ONG. On peut le déplorer, mais parfois l'intérêt ou l'égoïsme (appelez-le comme vous voulez) a plus d'impact que la morale. Mais comme le dirait l'ancien président chinois, "peu importe que le chat soit gris ou noir, l'important est qu'il attrape la souris" -