Les différents syndicats organisent des assemblées générales sur les sites de Wavre et de Rixensart vendredi afin d'informer le personnel et de préparer les négociations avec la direction de GSK. "Pour être constructifs, nous avons demandé aux travailleurs de faire une liste de toutes leurs questions sur leur poste et l'emploi en général dans l'entreprise, nous en avons reçu énormément", explique Michel De Bondt. "Nous les synthétiserons avant de les transmettre à la direction."

Les syndicats ont l'intention de limiter les pertes d'emploi.

Le personnel ne s'attendait pas à une restructuration d'une telle ampleur. Mercredi, GSK a annoncé son intention de supprimer 720 emplois, principalement des cadres, et de ne pas renouveler 215 contrats temporaires sur ses sites wallons. "Le personnel est abasourdi", confirme le représentant de la CSC. "On connaît des entreprises où une première vague de licenciements en cachait une deuxième."

Aucune action des travailleurs n'est prévue avant le conseil d'entreprise programmé lundi. "Si la direction n'est pas respectueuse avec le personnel, nous verrons de quelle manière nous organiser", précise néanmoins Michel De Bondt.

Le gouvernement wallon assure les syndicats de sa disponibilité

Au cours de sa rencontre avec les syndicats de GSK, vendredi après-midi, le gouvernement wallon a assuré les représentants des travailleurs de sa "disponibilité", ont indiqué ces derniers à l'issue d'une réunion qui aura finalement duré deux bonnes heures.

"L'atmosphère était chaleureuse mais il est trop tôt pour parler de satisfaction", a souligné Jean-Marc Lepied (CNE). "Les ministres nous ont écoutés et ont affirmé qu'ils sont prêts à intervenir pour nous aider. Mais il faut voir si ce sera efficace car leur marge de manoeuvre est limitée", a-t-il ajouté.

"Nous avons pu partager avec le gouvernement les interrogations et le sentiment d'injustice des travailleurs. Leur surprise aussi face à l'ampleur de la restructuration alors que GSK est un groupe prospère", a de son côté souligné Andre Della Vecchia (FGTB Chimie).

Selon ce dernier, un préavis de grève a été déposé afin de couvrir les éventuelles actions même si, pour l'instant, rien n'est encore prévu.

"Les ministres, qui se sont dits prêts à jouer pleinement leur rôle, nous ont également fait part de leur inquiétude, à court terme pour les emplois menacés et à plus long terme pour l'ancrage wallon du groupe", a poursuivi le représentant du syndicat socialiste.

"Ce que l'on retiendra de cette rencontre, c'est la promesse de disponibilité du gouvernement wallon si les négociations se compliquaient", a enchaîné Mickaël Bonneau (CGSLB) en louant enfin "le coeur et l'esprit" dont ont fait preuve les ministres présents ce vendredi à l'Elysette.

Mercredi, le groupe pharmaceutique GSK a annoncé son intention de supprimer 720 emplois et de ne pas renouveler 215 contrats temporaires sur ses sites wallons. Confronté à ce nouveau coup dur pour l'emploi au sud du pays, l'exécutif régional n'a pas tardé à réagir. Jeudi, il a rencontré la direction de l'entreprise avant de s'entretenir ce vendredi avec les syndicats.

Les différents syndicats organisent des assemblées générales sur les sites de Wavre et de Rixensart vendredi afin d'informer le personnel et de préparer les négociations avec la direction de GSK. "Pour être constructifs, nous avons demandé aux travailleurs de faire une liste de toutes leurs questions sur leur poste et l'emploi en général dans l'entreprise, nous en avons reçu énormément", explique Michel De Bondt. "Nous les synthétiserons avant de les transmettre à la direction." Les syndicats ont l'intention de limiter les pertes d'emploi. Le personnel ne s'attendait pas à une restructuration d'une telle ampleur. Mercredi, GSK a annoncé son intention de supprimer 720 emplois, principalement des cadres, et de ne pas renouveler 215 contrats temporaires sur ses sites wallons. "Le personnel est abasourdi", confirme le représentant de la CSC. "On connaît des entreprises où une première vague de licenciements en cachait une deuxième." Aucune action des travailleurs n'est prévue avant le conseil d'entreprise programmé lundi. "Si la direction n'est pas respectueuse avec le personnel, nous verrons de quelle manière nous organiser", précise néanmoins Michel De Bondt.