Lors de l'assemblée générale des actionnaires à Francfort, Carsten Spohr a reconnu que l'entreprise avait besoin des aides d'État mais a ajouté en craindre les conséquences sur la gestion du groupe. "Avant tout, nous ne devons pas nous permettre de nous endetter trop lourdement. Cela paralyserait l'entreprise pour les années à venir", a-t-il ainsi déclaré aux actionnaires.

L'entreprise doit planifier dès maintenant la manière de rembourser tout investissement public dû à la crise du coronavirus, a préconisé son patron. Les politiciens doivent se méfier de toute aide financière qui pourrait être considérée comme anticoncurrentielle par les gouvernements étrangers, a-t-il ajouté.

Les concurrents américains ou chinois du groupe sont actuellement en mesure de se réhabiliter sainement grâce aux aides d'État dont ils ont bénéficié. La concurrence internationale ne doit pas être faussée par la nature et l'ampleur des différents programmes d'aide, a estimé Carsten Spohr.

Lufthansa a besoin du soutien des États, "mais nous n'avons pas besoin d'une gestion étatique", a-t-il cependant prévenu.

Le groupe allemand a en effet frappé à la porte des gouvernements dans différents pays européens pour obtenir une aide pour les différentes filiales: en Allemagne bien sûr (où il serait proche d'un accord pour une aide totale de 10 milliards d'euros), en Autriche avec Austrian Airlines (qui a demandé une aide publique de 767 millions d'euros) et en Suisse, où le gouvernement va garantir 1,2 milliard d'euros de prêts aux filiales Swiss et Edelweiss.

Quant à la Belgique, Brussels Airlines a besoin de 290 millions d'euros pour pouvoir poursuivre ses activités. Des négociations sont en cours entre l'État et l'entreprise et sa maison-mère allemande mais n'ont pas encore abouti à un accord.

En échange d'une aide d'État, le gouvernement fédéral a demandé au groupe aéronautique de donner des garanties solides sur l'avenir de la compagnie aérienne belge. La Première ministre Sophie Wilmès l'a exprimé dans une lettre qu'elle a envoyé mercredi au patron de Lufthansa, Carsten Spohr.

Selon certains journaux, il serait question d'une rencontre entre ce dernier et le gouvernement fédéral cette semaine. Contactée mardi, la compagnie belge n'était toutefois pas au courant de cette rencontre, qu'elle n'est dès lors pas en mesure de confirmer.

Lors de l'assemblée générale des actionnaires à Francfort, Carsten Spohr a reconnu que l'entreprise avait besoin des aides d'État mais a ajouté en craindre les conséquences sur la gestion du groupe. "Avant tout, nous ne devons pas nous permettre de nous endetter trop lourdement. Cela paralyserait l'entreprise pour les années à venir", a-t-il ainsi déclaré aux actionnaires. L'entreprise doit planifier dès maintenant la manière de rembourser tout investissement public dû à la crise du coronavirus, a préconisé son patron. Les politiciens doivent se méfier de toute aide financière qui pourrait être considérée comme anticoncurrentielle par les gouvernements étrangers, a-t-il ajouté. Les concurrents américains ou chinois du groupe sont actuellement en mesure de se réhabiliter sainement grâce aux aides d'État dont ils ont bénéficié. La concurrence internationale ne doit pas être faussée par la nature et l'ampleur des différents programmes d'aide, a estimé Carsten Spohr. Lufthansa a besoin du soutien des États, "mais nous n'avons pas besoin d'une gestion étatique", a-t-il cependant prévenu. Le groupe allemand a en effet frappé à la porte des gouvernements dans différents pays européens pour obtenir une aide pour les différentes filiales: en Allemagne bien sûr (où il serait proche d'un accord pour une aide totale de 10 milliards d'euros), en Autriche avec Austrian Airlines (qui a demandé une aide publique de 767 millions d'euros) et en Suisse, où le gouvernement va garantir 1,2 milliard d'euros de prêts aux filiales Swiss et Edelweiss. Quant à la Belgique, Brussels Airlines a besoin de 290 millions d'euros pour pouvoir poursuivre ses activités. Des négociations sont en cours entre l'État et l'entreprise et sa maison-mère allemande mais n'ont pas encore abouti à un accord. En échange d'une aide d'État, le gouvernement fédéral a demandé au groupe aéronautique de donner des garanties solides sur l'avenir de la compagnie aérienne belge. La Première ministre Sophie Wilmès l'a exprimé dans une lettre qu'elle a envoyé mercredi au patron de Lufthansa, Carsten Spohr. Selon certains journaux, il serait question d'une rencontre entre ce dernier et le gouvernement fédéral cette semaine. Contactée mardi, la compagnie belge n'était toutefois pas au courant de cette rencontre, qu'elle n'est dès lors pas en mesure de confirmer.