Le pourcentage du chômage temporaire a doublé dans le commerce de détail au mois d'avril, alors que l'obligation de prendre rendez-vous pour se rendre dans un magasin non essentiel a été introduite le 27 mars, observe SD Worx. Il est passé de 5,5% à 12,6% pour les grandes entreprises de vente au détail et de 4,9% à 9,7% pour les commerces de détail indépendants.

"Un jour sur dix a été perdu dans ces secteurs car les employeurs ont fait appel au chômage temporaire", calcule le spécialiste RH, qui s'attend cependant à une amélioration en juin, les magasins ne devant plus fonctionner sur rendez-vous.

Dans les salons de coiffure et les soins, le chômage temporaire est passé de 65% à 80%. Il s'agit du secteur le plus touché, selon les observations de SD Worx.

Pour l'horeca, le chômage temporaire en avril s'élève à 49,59%. Un chiffre stable, qui tourne autour des 50% depuis la seconde fermeture fin octobre, à l'exception de décembre avec les fêtes de fin d'année où ce chiffre était légèrement inférieur (45%).

"Les plats à emporter ont leurs limites", pointe Jean-Luc Vannieuwenhuyse, expert chez SD Worx. "Nous aurions pu également penser qu'avec les trois semaines de vacances scolaires imposées par le gouvernement, le chômage diminuerait, mais ça n'a pas été le cas."

L'expert souligne également une différence entre les cafés et les restaurants. "Pour le mois de mai et la réouverture, il ne faut pas surestimer l'effet sur l'emploi: tant que seules les terrasses sont ouvertes, il ne faut pas s'attendre au même effet que l'année dernière. En juillet, août et septembre, le chômage temporaire a été divisé par deux et est tombé à un jour sur quatre. Une réouverture complète attendue pour le 9 juin et une campagne de vaccination pourraient assurer un été plus propice à ce secteur", ajoute-t-il.

"Les organisations de moins de 20 employés en particulier ont toujours le plus haut niveau moyen de chômage temporaire et restent les entreprises les plus touchées par cette crise sanitaire", souligne en outre Jean-Luc Vannieuwenhuyse.

Malgré trois semaines de vacances scolaires en avril 2021, le nombre de jours de congé (8,21%) n'atteint pas le niveau d'avril 2019 (8,95%) quand il n'y avait aucune restriction de voyager, même s'il dépasse celui de l'an dernier (6,02%).

Les calculs ont été effectués sur base des données salariales de 70.000 employeurs et de près d'un million de travailleurs belges.

Le pourcentage du chômage temporaire a doublé dans le commerce de détail au mois d'avril, alors que l'obligation de prendre rendez-vous pour se rendre dans un magasin non essentiel a été introduite le 27 mars, observe SD Worx. Il est passé de 5,5% à 12,6% pour les grandes entreprises de vente au détail et de 4,9% à 9,7% pour les commerces de détail indépendants. "Un jour sur dix a été perdu dans ces secteurs car les employeurs ont fait appel au chômage temporaire", calcule le spécialiste RH, qui s'attend cependant à une amélioration en juin, les magasins ne devant plus fonctionner sur rendez-vous. Dans les salons de coiffure et les soins, le chômage temporaire est passé de 65% à 80%. Il s'agit du secteur le plus touché, selon les observations de SD Worx. Pour l'horeca, le chômage temporaire en avril s'élève à 49,59%. Un chiffre stable, qui tourne autour des 50% depuis la seconde fermeture fin octobre, à l'exception de décembre avec les fêtes de fin d'année où ce chiffre était légèrement inférieur (45%). "Les plats à emporter ont leurs limites", pointe Jean-Luc Vannieuwenhuyse, expert chez SD Worx. "Nous aurions pu également penser qu'avec les trois semaines de vacances scolaires imposées par le gouvernement, le chômage diminuerait, mais ça n'a pas été le cas." L'expert souligne également une différence entre les cafés et les restaurants. "Pour le mois de mai et la réouverture, il ne faut pas surestimer l'effet sur l'emploi: tant que seules les terrasses sont ouvertes, il ne faut pas s'attendre au même effet que l'année dernière. En juillet, août et septembre, le chômage temporaire a été divisé par deux et est tombé à un jour sur quatre. Une réouverture complète attendue pour le 9 juin et une campagne de vaccination pourraient assurer un été plus propice à ce secteur", ajoute-t-il. "Les organisations de moins de 20 employés en particulier ont toujours le plus haut niveau moyen de chômage temporaire et restent les entreprises les plus touchées par cette crise sanitaire", souligne en outre Jean-Luc Vannieuwenhuyse. Malgré trois semaines de vacances scolaires en avril 2021, le nombre de jours de congé (8,21%) n'atteint pas le niveau d'avril 2019 (8,95%) quand il n'y avait aucune restriction de voyager, même s'il dépasse celui de l'an dernier (6,02%). Les calculs ont été effectués sur base des données salariales de 70.000 employeurs et de près d'un million de travailleurs belges.