Lineas s'étend en rachetant un opérateur néerlandais, IRP (Independent Rail Partner), qui exploite 12 locomotives. C'est un pas de plus pour l'entreprise revendue par la SNCB, l'ex-B Logistics. Réorganisée par son CEO Geert Pauwels, elle se présente maintenant comme le premier opérateur européen de fret ferroviaire privé avec 250 locomotives, 7.000 wagons et plus de 2.000 salariés (mais loi...

Lineas s'étend en rachetant un opérateur néerlandais, IRP (Independent Rail Partner), qui exploite 12 locomotives. C'est un pas de plus pour l'entreprise revendue par la SNCB, l'ex-B Logistics. Réorganisée par son CEO Geert Pauwels, elle se présente maintenant comme le premier opérateur européen de fret ferroviaire privé avec 250 locomotives, 7.000 wagons et plus de 2.000 salariés (mais loin derrière les géants publics que sont la SNCF et la DB). "C'est une acquisition stratégique qui nous ouvre le port de Rotterdam alors que nous sommes historiquement focalisés sur le port d'Anvers", avance Raphaël de Visser, porte-parole de Lineas. L'entreprise a subi la crise du Covid, avec un recul de 10% de ses activités l'an dernier, mais espère renouer en 2021 avec la croissance des années antérieures (+ 10% l'an, près de 500 millions d'euros de ventes en 2019). Elle mise sur le transfert modal, la reconquête du marché capté par les camions, avec un service de convois internationaux quotidiens rapides à horaire garanti, Green Xpress Network, afin de répondre aux inconvénients des trains de fret dont l'horaire est habituellement incertain. L'acquisition d'IRP permettra d'ouvrir des lignes depuis Rotterdam. Lineas pourrait bénéficier de la volonté des autorités belges et européennes de pousser le rail pour des raisons environnementales. "Le secteur du fret ferroviaire travaille sur un plan pour favoriser le report modal, à présenter au gouvernement", continue Raphaël de Visser. Lineas est contrôlée à 90% par le fonds français Argos Wityu et la SFPI (Société fédérale de participations et d'investissement) a repris en janvier les 10% détenus par la SNCB. Pour son développement, Lineas a également bénéficié en janvier d'un financement de 60 millions d'euros de Belfius, BNP Paribas Fortis et de ses actionnaires sous forme de prêts.