"Je suis presque gêné de dire que pour nous, tout va pour le mieux. Nous sommes super optimistes!" Laurent Nys, directeur général de Mabru, le marché matinal bruxellois, termine l'année avec le sourire. Tout en ayant une pensée pour les secteurs qui souffrent en raison de la pandémie.

"De façon générale, le Covid a très peu impacté Mabru, confie-t-il. Les commandes, par moments moins importantes, des restaurants ont été compensées par celles des traiteurs et des magasins particuliers. Nous avons eu zéro faillite et nous sommes restés ouverts en permanence durant toute la crise."

15 tonnes de homard

En cette fin d'année, les fêtes ont donné un nouveau boost au moral de l'équivalent belge du français Rungis, là où l'on trouve les victuailles fraîches et de qualité en bordure du canal bruxellois.

"Noël et le Nouvel An constituent traditionnellement deux moments forts pour nous, explique Laurent Nys. Et là encore, cela fonctionne très bien. Nous avons, par exemple, écoulé 15 tonnes de homard - or, un homard, c'est 700 grammes... - ou 26 tonnes de volaille avant le réveillon de Noël. Ce n'est pas rien.."

Le directeur général de Mabru constate que les Belges sont sans doute compensé, tant financièrement que moralement, en achetant des bons produits et en misant sur la gastronomie. "Sans doute ont-ils dépensé un peu plus que de coutume dans ce domaine en raison des entraves aux voyages ou à d'autres loisirs", résume-t-il.

L'importance des produits éthniques

Dans les travées de Mabru, on trouve des Bruxellois, bien sûr, mais aussi des acheteurs de toute la Belgique, de la Côte aux Ardennes, ou encore du nord de la France. "Nous sommes devenus également une plateforme importante pour les produits ethniques, ajoute Laurent Nys. Toute cette marchandise à destination d'une population de grand diversité culturelle transite par Bruxelles, avant d'être redistribuée dans les pays européens."

Si les clients cherchent des produits de qualité, ils ne sont pas forcément tournés vers les circuits courts, qui ont eux aussi le vent en poupe. "Tous les produits que nous vendons pour les fêtes viennent plutôt de France ou d'Italie, souligne notre interlocuteur. Les volailles sont françaises, les truffes françaises ou italiennes... Il y a très peu de ces produits exclusifs qui viennent de Belgique."

Un emploi important pour Bruxelles

L'activité du Marché matinal bruxellois permet à 700 personnes de disposer d'un emploi stable. "Nous sommes un gros employeur de la région, et sans subsides, contrairement à d'autres, se félicite Laurent Nys. Ce sont aussi, pour une large partie, des emplois peu qualifiés. Et nous avons aussi, régulièrement, de belles histoires: de nombreux employés de Mabru se sont lancés pour devenir leur propre patron."

Finalement, son seul regret, c'est de ne pas voir Mabru reconnu au même titre que Rungis, en France, au sujet duquel les reportages se multiplient à la télévision française. "Mais cela change, conclut-il. Nous avons accueilli une équipe de LN24, la semaine passée. Et vous allez parler de nous..."

"Je suis presque gêné de dire que pour nous, tout va pour le mieux. Nous sommes super optimistes!" Laurent Nys, directeur général de Mabru, le marché matinal bruxellois, termine l'année avec le sourire. Tout en ayant une pensée pour les secteurs qui souffrent en raison de la pandémie."De façon générale, le Covid a très peu impacté Mabru, confie-t-il. Les commandes, par moments moins importantes, des restaurants ont été compensées par celles des traiteurs et des magasins particuliers. Nous avons eu zéro faillite et nous sommes restés ouverts en permanence durant toute la crise."En cette fin d'année, les fêtes ont donné un nouveau boost au moral de l'équivalent belge du français Rungis, là où l'on trouve les victuailles fraîches et de qualité en bordure du canal bruxellois. "Noël et le Nouvel An constituent traditionnellement deux moments forts pour nous, explique Laurent Nys. Et là encore, cela fonctionne très bien. Nous avons, par exemple, écoulé 15 tonnes de homard - or, un homard, c'est 700 grammes... - ou 26 tonnes de volaille avant le réveillon de Noël. Ce n'est pas rien.."Le directeur général de Mabru constate que les Belges sont sans doute compensé, tant financièrement que moralement, en achetant des bons produits et en misant sur la gastronomie. "Sans doute ont-ils dépensé un peu plus que de coutume dans ce domaine en raison des entraves aux voyages ou à d'autres loisirs", résume-t-il.Dans les travées de Mabru, on trouve des Bruxellois, bien sûr, mais aussi des acheteurs de toute la Belgique, de la Côte aux Ardennes, ou encore du nord de la France. "Nous sommes devenus également une plateforme importante pour les produits ethniques, ajoute Laurent Nys. Toute cette marchandise à destination d'une population de grand diversité culturelle transite par Bruxelles, avant d'être redistribuée dans les pays européens."Si les clients cherchent des produits de qualité, ils ne sont pas forcément tournés vers les circuits courts, qui ont eux aussi le vent en poupe. "Tous les produits que nous vendons pour les fêtes viennent plutôt de France ou d'Italie, souligne notre interlocuteur. Les volailles sont françaises, les truffes françaises ou italiennes... Il y a très peu de ces produits exclusifs qui viennent de Belgique."L'activité du Marché matinal bruxellois permet à 700 personnes de disposer d'un emploi stable. "Nous sommes un gros employeur de la région, et sans subsides, contrairement à d'autres, se félicite Laurent Nys. Ce sont aussi, pour une large partie, des emplois peu qualifiés. Et nous avons aussi, régulièrement, de belles histoires: de nombreux employés de Mabru se sont lancés pour devenir leur propre patron."Finalement, son seul regret, c'est de ne pas voir Mabru reconnu au même titre que Rungis, en France, au sujet duquel les reportages se multiplient à la télévision française. "Mais cela change, conclut-il. Nous avons accueilli une équipe de LN24, la semaine passée. Et vous allez parler de nous..."