Attaque informatique, crise covid: rien n'a été épargné à Christian Boas, CEO d'Asco, un acteur belge important dans la fabrication d'éléments d'avion. Peu connu du grand public, le groupe était parvenu à devenir fournisseur de quasiment tous les fabricants d'appareils de plus de 50 places (Airbus, Boeing, Embraer, etc.) et du F35. Sa spécialité? La fabrication de pièces ultra- résistantes pour les trains d'atterrissage, les attaches de réacteurs ou des mécanismes pour les parties mobiles des ailes, en Belgique (Zaventem), en Allemagne, aux Etats-Unis et au Canada.

L'acquisition annoncée par Montana Aerospace, autre fabricant de pièces d'avions, devrait mettre un point final à des années compliquées. Une première vente avait été négociée avec l'américain Spirit AeroSystems voici deux ans. Après l'annonce, Asco avait subi une attaque informatique ralentissant l'exécution de formalités pour clôturer l'acquisition. Spirit avait dès lors renoncé à l'achat (420 millions de dollars).

Malgré cette tuile, les actionnaires familiaux d'Asco ont persisté dans leur projet de vente, avec le risque que la pandémie n'endommage la valorisation de ce type d'entreprise. En 2020, le chiffre d'affaires du groupe belge avait en effet reculé à 214 millions d'euros, contre 357 millions en 2019, Boeing, Airbus et d'autres ayant réduit temporairement leurs commandes.

C'est finalement le suisse Montana Aerospace qui a signé l'acquisition de SRIF SA, la société faîtière du groupe Asco, lequel occupe 4.800 personnes dans le monde et annonce 618 millions d'euros de ventes pour 2020. Montana Aerospace fait partie du groupe Montana Tech Components, qui compte notamment Varta AG (batteries) parmi ses filiales.

La vente pourrait être partiellement payée en actions Montana Aerospace, société cotée depuis peu, jusqu'à 6,8 millions d'actions, soit quasi 230 millions de francs suisses au cours actuel. Le montant total de l'acquisition ne sera pas publié.

Identité maintenue

Un communiqué de Montana précise que l'identité d'Asco sera maintenue. Certaines activités centrales de Montana Aerospace pourraient même déménager en Belgique. "Faire partie de Montana Aerospace donnera à Asco et à ses partenaires de joint-venture la possibilité d'étendre leurs positions dans le monde", indique Christian Boas. L'opération est actuellement soumise à l'examen des autorités européennes de la concurrence.

Attaque informatique, crise covid: rien n'a été épargné à Christian Boas, CEO d'Asco, un acteur belge important dans la fabrication d'éléments d'avion. Peu connu du grand public, le groupe était parvenu à devenir fournisseur de quasiment tous les fabricants d'appareils de plus de 50 places (Airbus, Boeing, Embraer, etc.) et du F35. Sa spécialité? La fabrication de pièces ultra- résistantes pour les trains d'atterrissage, les attaches de réacteurs ou des mécanismes pour les parties mobiles des ailes, en Belgique (Zaventem), en Allemagne, aux Etats-Unis et au Canada. L'acquisition annoncée par Montana Aerospace, autre fabricant de pièces d'avions, devrait mettre un point final à des années compliquées. Une première vente avait été négociée avec l'américain Spirit AeroSystems voici deux ans. Après l'annonce, Asco avait subi une attaque informatique ralentissant l'exécution de formalités pour clôturer l'acquisition. Spirit avait dès lors renoncé à l'achat (420 millions de dollars). Malgré cette tuile, les actionnaires familiaux d'Asco ont persisté dans leur projet de vente, avec le risque que la pandémie n'endommage la valorisation de ce type d'entreprise. En 2020, le chiffre d'affaires du groupe belge avait en effet reculé à 214 millions d'euros, contre 357 millions en 2019, Boeing, Airbus et d'autres ayant réduit temporairement leurs commandes. C'est finalement le suisse Montana Aerospace qui a signé l'acquisition de SRIF SA, la société faîtière du groupe Asco, lequel occupe 4.800 personnes dans le monde et annonce 618 millions d'euros de ventes pour 2020. Montana Aerospace fait partie du groupe Montana Tech Components, qui compte notamment Varta AG (batteries) parmi ses filiales. La vente pourrait être partiellement payée en actions Montana Aerospace, société cotée depuis peu, jusqu'à 6,8 millions d'actions, soit quasi 230 millions de francs suisses au cours actuel. Le montant total de l'acquisition ne sera pas publié. Un communiqué de Montana précise que l'identité d'Asco sera maintenue. Certaines activités centrales de Montana Aerospace pourraient même déménager en Belgique. "Faire partie de Montana Aerospace donnera à Asco et à ses partenaires de joint-venture la possibilité d'étendre leurs positions dans le monde", indique Christian Boas. L'opération est actuellement soumise à l'examen des autorités européennes de la concurrence.