L'année n'a pas bien commencé pour bpost. Sa stratégie coince. Celle-ci est basée sur la croissance des livraisons de colis et de l'e-commerce pour compenser l'érosion inexorable du courrier. Or, au premier trimestre, alors que le courrier continue de fondre (-5,4%), le colis recule d...

L'année n'a pas bien commencé pour bpost. Sa stratégie coince. Celle-ci est basée sur la croissance des livraisons de colis et de l'e-commerce pour compenser l'érosion inexorable du courrier. Or, au premier trimestre, alors que le courrier continue de fondre (-5,4%), le colis recule de 14,8% en volume en Belgique. Notamment parce qu'Amazon, client important, confie moins de livraisons à bpost et que le marché de l'e-commerce affronte un recul post-covid. Le groupe réduit la casse grâce à de bonnes affaires dans la logistique aux Etats-Unis (+ 11% en revenus). Le revenu global est stable (1,038 milliard d'euros, + 1,8%). Ces vents contraires combinés à l'inflation des coûts, notamment avec l'indexation des salaires, conduisent bpost à envisager un Ebit (bénéfice avant taxes et intérêts) moindre pour 2022. Il était anticipé entre 280 et 310 millions d'euros et pourrait fondre de 40 millions, selon l'entreprise. Dirk Tirez, le CEO, promet de réduire les coûts opérationnels et centraux. Il mise sur la croissance du business américain via la filiale Radial pour stabiliser les comptes. Acquise en 2017 et laborieusement restructurée, Radial est passée du statut de boulet à celui de ballon d'oxygène pour bpost. Un concurrent très proche, PostNL, a publié des résultats sur le même ton, avec un avertissement sur résultat similaire, un revenu en nette décroissance et un recul du colis et du courrier plus important.