Les bars ont vu une chute impressionnante du chômage temporaire, avec une première depuis le début de cette crise sanitaire : le chômage temporaire lié au Covid est passé sous la barre des 10% dans la capitale (8,13% très précisément). A titre comparatif, ce type de chômage s'élevait encore à 41,03% le mois passé. Et bonne nouvelle, les restaurants suivent la même tendance, même si la baisse du chômage temporaire lié au Covid est moins prononcée : 10,20% de chômage temporaire (contre 12,96% en septembre). A la vue de ces chiffres, on peut en déduire que le Covid Safe Ticket obligatoire n'a pas eu un effet négatif sur l'emploi à Bruxelles, comme beaucoup l'ont craint dans le secteur de l'horeca.

Steven Rosseel, spécialiste de l'horeca pour SD Worx souligne aussi que "la réouverture de la vie nocturne le 1er octobre a eu un effet positif sur le secteur de l'horeca à Bruxelles. Les entrepreneurs de la restauration font de leur mieux pour s'adapter à la situation et donner la priorité à la sécurité de leur personnel et clients. Terrasses extérieures, ventilation, compteurs de CO2 et, depuis le 15 octobre, également vérification du Covid Safe Ticket. Pour la première fois, le chômage temporaire lié au Covid passe sous la barre des 10% dans les cafés et bars de Bruxelles. Dans d'autres régions, c'était déjà le cas. Il reste à voir quels effets les nouvelles mesures auront sur notre vie sociale et sur l'horeca, sachant que le secteur ne s'est pas encore remis des précédentes mesures : l'horeca a perdu beaucoup de personnel et le secteur compte un nombre record de postes vacants."

Les hôtels quelque peu à la traine

Mais les hôtels à Bruxelles sont toujours dans une situation préoccupante. En effet, avec 35% des jours prestés, encore comptés comme du chômage temporaire, c'est plus d'un jour de travail sur trois qui est perdu dans les hôtels bruxellois.

"Nous avions noté une légère amélioration durant le courant du mois d'août malgré un été en dents de scie d'un point de vue touristique selon Horeca Bruxelles, commente Steven Rosseel. Cependant depuis le mois passé, la tendance est à nouveau négative et l'augmentation des contaminations au Covid risque de ne pas améliorer la situation. Les Plaisirs d'Hiver, qui semblent être maintenus jusqu'à présent, seront les bienvenus pour l'hôtellerie de notre capitale."

Il faut dire que Bruxelles et ses hôtels souffrent toujours de l'absence des touristes. Si les touristes européens peuvent à nouveau voyager, compte tenu des restrictions actuelles et en prenant les précautions d'usage, il n'en est pas de même pour ceux en provenance des pays d'Asie.

Néanmoins, l'horeca en Belgique reste dans une situation difficile et les nouvelles mesures prises par le gouvernement pour restreindre la propagation du virus, lors du dernier Codeco, risquent temporairement de compliquer encore la donne... L'horeca reste le secteur avec le plus haut pourcentage de chômage temporaire ; celui-ci s'est établi à 6,25% pour ce mois-ci. Et même si actuellement la courbe se dirige dans le bon sens, puisqu'en septembre ce type de chômage était encore de 8,43% et de 11,5% en août, l'horeca reste dans une situation moins confortable que celle des autres secteurs ayant dû avoir recours au chômage temporaire.

SD Worx
© SD Worx

*L'Employment Tracker de SD Worx analyse chaque mois les données salariales de 70 000 employeurs et de près d'un million de salariés du secteur privé en Belgique.

Les bars ont vu une chute impressionnante du chômage temporaire, avec une première depuis le début de cette crise sanitaire : le chômage temporaire lié au Covid est passé sous la barre des 10% dans la capitale (8,13% très précisément). A titre comparatif, ce type de chômage s'élevait encore à 41,03% le mois passé. Et bonne nouvelle, les restaurants suivent la même tendance, même si la baisse du chômage temporaire lié au Covid est moins prononcée : 10,20% de chômage temporaire (contre 12,96% en septembre). A la vue de ces chiffres, on peut en déduire que le Covid Safe Ticket obligatoire n'a pas eu un effet négatif sur l'emploi à Bruxelles, comme beaucoup l'ont craint dans le secteur de l'horeca. Steven Rosseel, spécialiste de l'horeca pour SD Worx souligne aussi que "la réouverture de la vie nocturne le 1er octobre a eu un effet positif sur le secteur de l'horeca à Bruxelles. Les entrepreneurs de la restauration font de leur mieux pour s'adapter à la situation et donner la priorité à la sécurité de leur personnel et clients. Terrasses extérieures, ventilation, compteurs de CO2 et, depuis le 15 octobre, également vérification du Covid Safe Ticket. Pour la première fois, le chômage temporaire lié au Covid passe sous la barre des 10% dans les cafés et bars de Bruxelles. Dans d'autres régions, c'était déjà le cas. Il reste à voir quels effets les nouvelles mesures auront sur notre vie sociale et sur l'horeca, sachant que le secteur ne s'est pas encore remis des précédentes mesures : l'horeca a perdu beaucoup de personnel et le secteur compte un nombre record de postes vacants."Les hôtels quelque peu à la traineMais les hôtels à Bruxelles sont toujours dans une situation préoccupante. En effet, avec 35% des jours prestés, encore comptés comme du chômage temporaire, c'est plus d'un jour de travail sur trois qui est perdu dans les hôtels bruxellois. "Nous avions noté une légère amélioration durant le courant du mois d'août malgré un été en dents de scie d'un point de vue touristique selon Horeca Bruxelles, commente Steven Rosseel. Cependant depuis le mois passé, la tendance est à nouveau négative et l'augmentation des contaminations au Covid risque de ne pas améliorer la situation. Les Plaisirs d'Hiver, qui semblent être maintenus jusqu'à présent, seront les bienvenus pour l'hôtellerie de notre capitale."Il faut dire que Bruxelles et ses hôtels souffrent toujours de l'absence des touristes. Si les touristes européens peuvent à nouveau voyager, compte tenu des restrictions actuelles et en prenant les précautions d'usage, il n'en est pas de même pour ceux en provenance des pays d'Asie. Néanmoins, l'horeca en Belgique reste dans une situation difficile et les nouvelles mesures prises par le gouvernement pour restreindre la propagation du virus, lors du dernier Codeco, risquent temporairement de compliquer encore la donne... L'horeca reste le secteur avec le plus haut pourcentage de chômage temporaire ; celui-ci s'est établi à 6,25% pour ce mois-ci. Et même si actuellement la courbe se dirige dans le bon sens, puisqu'en septembre ce type de chômage était encore de 8,43% et de 11,5% en août, l'horeca reste dans une situation moins confortable que celle des autres secteurs ayant dû avoir recours au chômage temporaire.