Le secteur a été contacté par le cabinet de la Première ministre en fin d'après-midi pour indiquer qu'une reprise est "envisagée à partir du 18", après examen des conditions avec les experts. Ce qui donne quand même l'ombre d'une perspective aux marchands, qui se sentaient jusqu'ici "ignorés".

Avant la crise sanitaire, "nous avons connu cinq week-ends de tempête, le chiffre d'affaires était donc déjà très mauvais. Puis, quand le beau temps est arrivé, il y a eu le confinement", retrace Léonard Monami.

Les commerces ambulants s'estiment également discriminés par rapport aux galeries commerciales. "Nous pourrions nous aussi nous organiser et prendre des mesures, nous sommes tous des patrons. Pourquoi ne nous fait-on pas confiance?"

La fédération du commerce ambulant avance par exemple la possibilité d'allonger les marchés pour éviter trop de concentrations de clients,... pour répondre aux normes de sécurité prévues dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) déplore aussi que les commerçants ambulants ne puissent pas reprendre leur activité. Il évoque une concurrence déloyale qui s'instaure entre les ambulants et les magasins physiques qui, eux, pourront rouvrir lundi. Le syndicat dénonce en outre le manque de clarté du gouvernement sur ce que recouvre exactement le concept de "magasin". "On ne sait pas encore quelles entreprises entrent dans cette catégorie", commente Christine Mattheeuws présidente du syndicat qui demande expressément à ce que l'on puisse travailler avec des listes claires et précises de professions. L'organisation espère plus de précisions pour jeudi après-midi au plus tard, afin que les entrepreneurs puissent se préparer.

Du côté politique, l'Echevin du Commerce de la Ville de Bruxelles, Fabian Maingain, a fait part de son mécontentement dans un post Facebook : "Déception et colère concernant la non réouverture des marchés de plein air." Selon lui, il s'agit d'une "discrimination incompréhensible au regard de la réouverture de tous les commerces et des conditions sanitaires qui peuvent être respectées et rendues plus efficace par le renouvellement de l'air extérieur !"

Il conclut en ajoutant : "Ce secteur qui vit un drame économique et social suite à cette crise du #Covid19 a besoin d'une perspective de reprise au plus vite !"

😤 Déception et colère concernant la non réouverture des marchés de plein air. Une discrimination incompréhensible au...

Geplaatst door Fabian Maingain op Woensdag 6 mei 2020
Le secteur a été contacté par le cabinet de la Première ministre en fin d'après-midi pour indiquer qu'une reprise est "envisagée à partir du 18", après examen des conditions avec les experts. Ce qui donne quand même l'ombre d'une perspective aux marchands, qui se sentaient jusqu'ici "ignorés".Avant la crise sanitaire, "nous avons connu cinq week-ends de tempête, le chiffre d'affaires était donc déjà très mauvais. Puis, quand le beau temps est arrivé, il y a eu le confinement", retrace Léonard Monami. Les commerces ambulants s'estiment également discriminés par rapport aux galeries commerciales. "Nous pourrions nous aussi nous organiser et prendre des mesures, nous sommes tous des patrons. Pourquoi ne nous fait-on pas confiance?" La fédération du commerce ambulant avance par exemple la possibilité d'allonger les marchés pour éviter trop de concentrations de clients,... pour répondre aux normes de sécurité prévues dans la lutte contre la propagation du coronavirus.Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) déplore aussi que les commerçants ambulants ne puissent pas reprendre leur activité. Il évoque une concurrence déloyale qui s'instaure entre les ambulants et les magasins physiques qui, eux, pourront rouvrir lundi. Le syndicat dénonce en outre le manque de clarté du gouvernement sur ce que recouvre exactement le concept de "magasin". "On ne sait pas encore quelles entreprises entrent dans cette catégorie", commente Christine Mattheeuws présidente du syndicat qui demande expressément à ce que l'on puisse travailler avec des listes claires et précises de professions. L'organisation espère plus de précisions pour jeudi après-midi au plus tard, afin que les entrepreneurs puissent se préparer. Du côté politique, l'Echevin du Commerce de la Ville de Bruxelles, Fabian Maingain, a fait part de son mécontentement dans un post Facebook : "Déception et colère concernant la non réouverture des marchés de plein air." Selon lui, il s'agit d'une "discrimination incompréhensible au regard de la réouverture de tous les commerces et des conditions sanitaires qui peuvent être respectées et rendues plus efficace par le renouvellement de l'air extérieur !" Il conclut en ajoutant : "Ce secteur qui vit un drame économique et social suite à cette crise du #Covid19 a besoin d'une perspective de reprise au plus vite !"