Avant les vacances d'été, le comité de pilotage de la crise, l'Economic Risk Management Group (ERMG), estimait en effet que le Covid ferait disparaître 180.000 emplois en 2020. Mais à la suite de sa toute dernière enquête, l'ERMG ne table plus "que" sur 50.000 licenciements (chi...

Avant les vacances d'été, le comité de pilotage de la crise, l'Economic Risk Management Group (ERMG), estimait en effet que le Covid ferait disparaître 180.000 emplois en 2020. Mais à la suite de sa toute dernière enquête, l'ERMG ne table plus "que" sur 50.000 licenciements (chiffre qui reste substantiel ! ). Ne nous réjouissons toutefois pas trop vite. Si l'économie se montre plus résiliente que prévu, c'est en grande partie parce que les mesures de sauvegarde ont été prolongées. On songe surtout au chômage temporaire dont profitent encore, selon l'ERMG, 6% des salariés du privés (ils étaient 11% à y émarger en juin). Car l'activité ne reprend que très lentement. En juin, les entreprises belges estimaient que leur chiffre d'affaires était inférieur de 17% à la normale. Aujourd'hui ce pourcentage est encore de 13%. Et certains secteurs restent sinistrés : la chute de l'activité est vertigineuse dans le secteur de l'événementiel et du spectacle (-81%), et dans l'horeca (-42%). Les pertes d'emplois devraient donc s'étaler l'an prochain. Car pour 2021, les entreprises interrogées s'attendent encore à ce que leur chiffre d'affaires végète 10% en moyenne en dessous du niveau d'avant-crise. Le choc économique devrait se faire ressentir pendant de nombreux mois encore.