La semaine dernière, nous vous annoncions la probable disparition des Espace et des Scenic de la gamme Renault. Une décision liée à un vaste plan de réduction des coûts qui doit permettre au constructeur d'économiser, annuellement, 2 milliards d'euros d'ici à 2022. Principe et montant avaient déjà été annoncés en février, donc bien avant l'écroulement du marché en rais...

La semaine dernière, nous vous annoncions la probable disparition des Espace et des Scenic de la gamme Renault. Une décision liée à un vaste plan de réduction des coûts qui doit permettre au constructeur d'économiser, annuellement, 2 milliards d'euros d'ici à 2022. Principe et montant avaient déjà été annoncés en février, donc bien avant l'écroulement du marché en raison de la pandémie. L'annonce des détails du plan est prévue pour ce vendredi mais des éléments continuent de fuiter. Il comporte un vaste volet industriel qui, en France, devrait conduire à la fermeture de trois sites : Dieppe qui produit l'Alpine, la Fonderie de Bretagne à Caudan qui usine des pièces de sécurité ou destinées aux moteurs et boîtes de vitesse, et les Ateliers de Choisy-le-Roi spécialisés dans le recyclage et reconditionnement. Enfin, Renault compte arrêter la production automobile à Flins, l'un de ses sites historiques qui, aujourd'hui assemble la Zoe et la Nissan Micra, toutes deux électriques, et lui confier un autre rôle. Si l'Etat français ne semble pas s'opposer à la fermeture des sites, il entend faire respecter la promesse de Renault de ne procéder à aucun licenciement sec via des départs anticipés et volontaires. Ce plan drastique fait, en réalité, partie d'un ensemble plus vaste. Renault, Nissan et Mitsubishi ont, en effet, convenu de mieux se répartir les rôles dans leur zone géographique afin de maximiser les synergies et minimiser les doublons. Renault pourrait ainsi récupérer des productions de ses partenaires en France mais se retirerait de Chine (sauf pour l'électrique et l'utilitaire) et réduirait ses capacités en Corée du Sud et en Russie. Cette mise en commun concernerait aussi l'ingénierie. Selon la presse française, la division de Renault serait sérieusement amputée et pourrait représenter un tiers de la réduction des coûts.