Selon les chiffres de l'ONEM, cité par SD Worx, il y a presque deux fois plus de femmes que d'hommes qui prennent un congé parental rémunéré. Ainsi, en mars 2022, l'ONEM comptait 84.254 parents en congé parental: 55.538 mères et 28.716 pères. SD Worx souligne aussi que le congé parental a augmenté de 22% dans notre pays depuis 2018.

Comment expliquer ce succès ? Depuis 2019, les possibilités de prendre un congé parental à temps plein et à mi-temps ont été assouplies. Mais la crise sanitaire et les confinements-télétravail qui en ont découlé ont également joué un rôle important. " Le pic absolu de l'utilisation du congé parental a eu lieu en 2020 (mai - septembre) et peut s'expliquer par la pandémie du coronavirus, déclare Muriel Vincent, conseillère juridique chez SD Worx pour les PME. De nombreux parents devaient s'occuper de leurs enfants à la maison, parfois en combinaison avec leur travail. Écoles et garderies étaient fermées pour cause de quarantaine ou de contamination. Pendant la période de mai à septembre 2020, les parents ont pu recourir à une forme spéciale de congé parental, sans avoir à exercer leur droit ordinaire au congé parental. Les chiffres montrent que ce recours au congé parental corona a constitué un filet de sécurité bienvenu pour de nombreux parents. Il est possible que cette introduction à la prise du congé parental ait incité certains à être encore plus conscients de la recherche d'un bon équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. De plus en plus de pères optent désormais pour le congé parental, mais les mères ont encore une longueur d'avance."

Si les pères prennent plus facilement un congé parental sous forme d'une interruption totale des prestations (ce type de congé connait la plus grande augmentation chez les hommes), c'est l'interruption d'une demi-journée par semaine qui connait un franc succès auprès des mamans.

Grand gagnant : le 10%

Depuis juin 2019, une nouvelle formule de congé parental est apparue et permet une réduction de 10% des prestations à temps plein, c'est-à-dire une demi-journée par semaine ou une journée tous les 15 jours. C'est la formule qui a eu le plus de succès auprès des mamans, avec une augmentation de 28%. Mais, avec une moyenne de près de 25%, les papas ne sont pas en restent et choisissent eux aussi le 10%. L'autre grand gagnant est le congé parental en 4/5e qui a également la côte auprès des parents, son succès ici peut s'expliquer par son impact limité sur le salaire, étant donné que ce dernier est maintenu à 80%, montant auquel s'ajoute l'allocation de l'ONEM.

"La principale explication de cette hausse (des demandes de congés parentaux, ndlr) est le succès croissant de la formule 1/10 qui incite les parents à combiner travail et famille, conclut Muriel Vincent. Le parent prend alors un congé d'une demi-journée par semaine ou d'une journée tous les quinze jours, ce qui peut être intéressant dans les situations de coparentalité. L'impact limité sur le revenu des formules demi-journées et 4/5ème est également une raison de leur succès. Le salaire brut du parent est recalculé à 90% ou 80% du salaire à temps plein. La perte de salaire est partiellement compensée par une allocation de l'ONEM. Un parent célibataire reçoit toujours une allocation de l'ONEM légèrement plus élevée."

Selon les chiffres de l'ONEM, cité par SD Worx, il y a presque deux fois plus de femmes que d'hommes qui prennent un congé parental rémunéré. Ainsi, en mars 2022, l'ONEM comptait 84.254 parents en congé parental: 55.538 mères et 28.716 pères. SD Worx souligne aussi que le congé parental a augmenté de 22% dans notre pays depuis 2018. Comment expliquer ce succès ? Depuis 2019, les possibilités de prendre un congé parental à temps plein et à mi-temps ont été assouplies. Mais la crise sanitaire et les confinements-télétravail qui en ont découlé ont également joué un rôle important. " Le pic absolu de l'utilisation du congé parental a eu lieu en 2020 (mai - septembre) et peut s'expliquer par la pandémie du coronavirus, déclare Muriel Vincent, conseillère juridique chez SD Worx pour les PME. De nombreux parents devaient s'occuper de leurs enfants à la maison, parfois en combinaison avec leur travail. Écoles et garderies étaient fermées pour cause de quarantaine ou de contamination. Pendant la période de mai à septembre 2020, les parents ont pu recourir à une forme spéciale de congé parental, sans avoir à exercer leur droit ordinaire au congé parental. Les chiffres montrent que ce recours au congé parental corona a constitué un filet de sécurité bienvenu pour de nombreux parents. Il est possible que cette introduction à la prise du congé parental ait incité certains à être encore plus conscients de la recherche d'un bon équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. De plus en plus de pères optent désormais pour le congé parental, mais les mères ont encore une longueur d'avance."Si les pères prennent plus facilement un congé parental sous forme d'une interruption totale des prestations (ce type de congé connait la plus grande augmentation chez les hommes), c'est l'interruption d'une demi-journée par semaine qui connait un franc succès auprès des mamans.Grand gagnant : le 10%Depuis juin 2019, une nouvelle formule de congé parental est apparue et permet une réduction de 10% des prestations à temps plein, c'est-à-dire une demi-journée par semaine ou une journée tous les 15 jours. C'est la formule qui a eu le plus de succès auprès des mamans, avec une augmentation de 28%. Mais, avec une moyenne de près de 25%, les papas ne sont pas en restent et choisissent eux aussi le 10%. L'autre grand gagnant est le congé parental en 4/5e qui a également la côte auprès des parents, son succès ici peut s'expliquer par son impact limité sur le salaire, étant donné que ce dernier est maintenu à 80%, montant auquel s'ajoute l'allocation de l'ONEM."La principale explication de cette hausse (des demandes de congés parentaux, ndlr) est le succès croissant de la formule 1/10 qui incite les parents à combiner travail et famille, conclut Muriel Vincent. Le parent prend alors un congé d'une demi-journée par semaine ou d'une journée tous les quinze jours, ce qui peut être intéressant dans les situations de coparentalité. L'impact limité sur le revenu des formules demi-journées et 4/5ème est également une raison de leur succès. Le salaire brut du parent est recalculé à 90% ou 80% du salaire à temps plein. La perte de salaire est partiellement compensée par une allocation de l'ONEM. Un parent célibataire reçoit toujours une allocation de l'ONEM légèrement plus élevée."