Certes, elles sont beaucoup moins exposées que les entreprises flamandes mais tout de même: on estime que 20.000 postes de travail en Wallonie dépendraient des exportations belges de marchandises vers le Royaume-Uni, contre 72.000 en Flandre. Et un Brexit dur, c'est-à-dire sans accord entre Bruxelles et Londres, pourrait coûter un peu plus de 5.000 postes de travail à la Wallonie, soit 0,4% de l'emploi total de la Région mesuré en 2015, alors que 21.000 postes (0,8% de l'emploi total) seraient dans ce cas menacés au nord du pays. Du côté de l'Agence wallonne à l'exportation (Awex), on informe "from the very first day" autant et aussi bien que possible les entreprises au sujet du Brexit. Lettres d'information, séminaires thématiques, publication d'une brochure...: tout est mis en oeuvre pour que les PME wallonnes ne se trouvent pas prises au dépourvu.

Au niveau fédéral, le "Brexit impact scan", un logiciel permettant d'évaluer l'impact du Brexit sur l'activité des entreprises belges, a été mis en place. Jusqu'à présent, 5.451 entreprises ont sollicité cet outil, dont 4.146 PME flamandes et à peine 1.305 francophones. Un déséquilibre logique vu l'exposition plus grande de la Flandre au Brexit mais qui interpelle tout de même le ministre fédéral de l'Économie. "Je comprends qu'un entrepreneur wallon ne se sente pas, à première vue, impacté. Mais c'est important pour lui qu'il consulte le 'Brexit impact scan'. On pense trop vite qu'on est à l'abri", estime Kris Peeters. "De toute évidence, le Brexit n'a pas refroidi les entreprises jusqu'ici. Mais l'incertitude est là pour l'avenir", constate pour sa part l'administratrice générale de l'Awex, Pascale Delcomminette, pour qui, de fait, les entreprises wallonnes n'ont pas l'air de s'inquiéter outre mesure. Au premier semestre 2018, les exportations wallonnes vers le Royaume-Uni ont même augmenté de 8,9%. Mais "même en cas de 'no deal', le commerce ne va pas s'arrêter du jour au lendemain", souligne encore Pascale Delcomminette, qui rappelle que les entreprises sont avant tout demandeuses que les incertitudes soient les moins nombreuses possibles.

Certes, elles sont beaucoup moins exposées que les entreprises flamandes mais tout de même: on estime que 20.000 postes de travail en Wallonie dépendraient des exportations belges de marchandises vers le Royaume-Uni, contre 72.000 en Flandre. Et un Brexit dur, c'est-à-dire sans accord entre Bruxelles et Londres, pourrait coûter un peu plus de 5.000 postes de travail à la Wallonie, soit 0,4% de l'emploi total de la Région mesuré en 2015, alors que 21.000 postes (0,8% de l'emploi total) seraient dans ce cas menacés au nord du pays. Du côté de l'Agence wallonne à l'exportation (Awex), on informe "from the very first day" autant et aussi bien que possible les entreprises au sujet du Brexit. Lettres d'information, séminaires thématiques, publication d'une brochure...: tout est mis en oeuvre pour que les PME wallonnes ne se trouvent pas prises au dépourvu. Au niveau fédéral, le "Brexit impact scan", un logiciel permettant d'évaluer l'impact du Brexit sur l'activité des entreprises belges, a été mis en place. Jusqu'à présent, 5.451 entreprises ont sollicité cet outil, dont 4.146 PME flamandes et à peine 1.305 francophones. Un déséquilibre logique vu l'exposition plus grande de la Flandre au Brexit mais qui interpelle tout de même le ministre fédéral de l'Économie. "Je comprends qu'un entrepreneur wallon ne se sente pas, à première vue, impacté. Mais c'est important pour lui qu'il consulte le 'Brexit impact scan'. On pense trop vite qu'on est à l'abri", estime Kris Peeters. "De toute évidence, le Brexit n'a pas refroidi les entreprises jusqu'ici. Mais l'incertitude est là pour l'avenir", constate pour sa part l'administratrice générale de l'Awex, Pascale Delcomminette, pour qui, de fait, les entreprises wallonnes n'ont pas l'air de s'inquiéter outre mesure. Au premier semestre 2018, les exportations wallonnes vers le Royaume-Uni ont même augmenté de 8,9%. Mais "même en cas de 'no deal', le commerce ne va pas s'arrêter du jour au lendemain", souligne encore Pascale Delcomminette, qui rappelle que les entreprises sont avant tout demandeuses que les incertitudes soient les moins nombreuses possibles.