C'est peu dire que les commerces alimentaires attendent la réouverture avec impatience. Selon Comeos, la fédération du commerce et des services, chaque jour de fermeture coûterait 140 millions d'euros au secteur non alimentaire. Dans l'optique de cette réouverture, prévue, si tout va bien, le 11 mai, les syndicats et Comeos sont arrivés à un accord sur un guide de mesures de base. L...

C'est peu dire que les commerces alimentaires attendent la réouverture avec impatience. Selon Comeos, la fédération du commerce et des services, chaque jour de fermeture coûterait 140 millions d'euros au secteur non alimentaire. Dans l'optique de cette réouverture, prévue, si tout va bien, le 11 mai, les syndicats et Comeos sont arrivés à un accord sur un guide de mesures de base. Libre à chaque gérant d'aller plus loin s'il le désire. Ce qui est certain, et les syndicats le soulignent, c'est que les commerces rouvrent pour éviter la casse sociale, pas pour autoriser du fun shopping ou de la flânerie. Ce guide comporte un paquet général et des mesures plus spécifiques en fonction du type de commerce. Dans le premier, on retrouve des éléments déjà présents dans les magasins restés ouverts ou déjà rouverts : respect de la distanciation sociale avec balisage spécifique, un client par 10 m2 et le nombre maximum autorisé affiché sur la devanture, paiements électroniques privilégiés, port du masque généralisé pour le personnel mais pas imposé aux clients, gel hydroalcoolique à disposition à l'entrée, plexi autour des caisses, etc. Il est aussi recommandé aux commerçants de limiter l'assortiment afin d'organiser un circuit à sens unique dans le magasin. Pour les commerces de mode, une cabine d'essayage sur deux sera ouverte afin de permettre la désinfection après chaque passage. Si cette mesure est impossible, l'essayage le sera aussi. Les vêtements essayés ou retournés ne seront remis en rayons que le lendemain. Il est aussi recommandé aux clients de laver les vêtements achetés avant de les porter. Dans les magasins de beauté, les testings de parfum ou de maquillage sont interdits. Chez les cuisinistes, seuls les clients avec rendez-vous seront acceptés. Dans les librairies, les magasins de jouets et d'électro, des gants ou du gel seront fournis afin de permettre de toucher les produits en rayon.