Le cabinet-conseil RETIS note cependant que derrière ces chiffres encourageants pour l'entrepreneuriat belge en e-commerce se cache une grande disparité entre le nord et le sud du pays. En effet, seuls 24 % de ces e-commerçants se trouvent en Wallonie, le taux de croissance n'a été que de 30%, et l'écart risque de se creuser à politique économique constante.

Fin du 2e trimestre 2021, la part du commerce à distance par rapport au chiffre d'affaires de l'ensemble du commerce de détail en Belgique (hors véhicules automobiles) est de 7,2 %, soit une forte progression par rapport au 2e trimestre 2019 (5,3 %).

La vente en ligne, un secteur dynamique mais plus volatile que la moyenne. En 2020, année exceptionnelle compte tenu de la crise sanitaire, le nombre de nouveaux assujettis TVA pour une activité "pure player e-commerce" a été très élevé : 3264 entités.

Néanmoins plus d'un e-commerçant sur 7 a arrêté son activité en 2020, dans un contexte qui aurait dû être au contraire particulièrement prospère puisque les consommateurs ont massivement acheté en ligne cette année-là.

Des initiatives publiques pour faciliter la réussite

Pour RETIS, il semblerait judicieux que des actions publiques soient entreprises, en particulier en Wallonie. D'une part pour augmenter le nombre de projets (entre fin 2018 et fin 2019, seulement 228 nouvelles entités en Wallonie, contre 798 en Flandre ; pour l'année 2019 : 644 en Wallonie contre 2374 en Flandre) et d'autre part pour aider les entrepreneurs en e-commerce existants à renforcer leurs activités et à s'étendre, compte tenu de la moyenne de longévité trop basse actuellement des entreprises wallonnes en e-commerce et du faible taux de salariés engagés dans ces entreprises (seulement 13 comptent au moins 10 employés).

Une action particulière devrait être prise en matière de formation des responsables d'entreprises. Il existe bien des webinaires de 2 heures de découverte de l'e-commerce et d'information de base, organisés par le SNI et par l'UCM avec le soutien de la Région Wallonne. Le nombre de passage à l'acte reste néanmoins faible. Il serait nécessaire d'approfondir ces connaissances par des cycles de formation abordant l'ensemble des points d'attention au lancement d'un e-shop (le front-office, le

Le cabinet-conseil RETIS note cependant que derrière ces chiffres encourageants pour l'entrepreneuriat belge en e-commerce se cache une grande disparité entre le nord et le sud du pays. En effet, seuls 24 % de ces e-commerçants se trouvent en Wallonie, le taux de croissance n'a été que de 30%, et l'écart risque de se creuser à politique économique constante.Fin du 2e trimestre 2021, la part du commerce à distance par rapport au chiffre d'affaires de l'ensemble du commerce de détail en Belgique (hors véhicules automobiles) est de 7,2 %, soit une forte progression par rapport au 2e trimestre 2019 (5,3 %).La vente en ligne, un secteur dynamique mais plus volatile que la moyenne. En 2020, année exceptionnelle compte tenu de la crise sanitaire, le nombre de nouveaux assujettis TVA pour une activité "pure player e-commerce" a été très élevé : 3264 entités.Néanmoins plus d'un e-commerçant sur 7 a arrêté son activité en 2020, dans un contexte qui aurait dû être au contraire particulièrement prospère puisque les consommateurs ont massivement acheté en ligne cette année-là.Pour RETIS, il semblerait judicieux que des actions publiques soient entreprises, en particulier en Wallonie. D'une part pour augmenter le nombre de projets (entre fin 2018 et fin 2019, seulement 228 nouvelles entités en Wallonie, contre 798 en Flandre ; pour l'année 2019 : 644 en Wallonie contre 2374 en Flandre) et d'autre part pour aider les entrepreneurs en e-commerce existants à renforcer leurs activités et à s'étendre, compte tenu de la moyenne de longévité trop basse actuellement des entreprises wallonnes en e-commerce et du faible taux de salariés engagés dans ces entreprises (seulement 13 comptent au moins 10 employés). Une action particulière devrait être prise en matière de formation des responsables d'entreprises. Il existe bien des webinaires de 2 heures de découverte de l'e-commerce et d'information de base, organisés par le SNI et par l'UCM avec le soutien de la Région Wallonne. Le nombre de passage à l'acte reste néanmoins faible. Il serait nécessaire d'approfondir ces connaissances par des cycles de formation abordant l'ensemble des points d'attention au lancement d'un e-shop (le front-office, le