Lors d'un sondage réalisé par la FEB auprès de 1.241 entreprises, 13% d'entre eux disent qu'ils devront probablement devoir se séparer de certains collaborateurs et 3% disent très probablement. Au total, cela fait quand même 16% d'entreprises qui estiment ne pas pouvoir garder le personnel actuel. A côté de cette épée de Damoclès, les entreprises devront aussi agir finement après le dé-confinement. Il y aura les cadres et employés qui pourront continuer à faire du télétravail, et puis les autres, ceux et celles qui seront sur les chantiers, dans les magasins, dans les usines ou à la réception et qui devront assumer leur rôle. Donc, oui, il faut que cette différence de traitement soit bien gérée, bien expliquée, pour éviter que ce fossé se transforme en ressentiment plus tard

Ensuite, la réussite de ce dé-confinement sera le résultat d'une bonne entente entre le trinôme : syndicats - entreprises - Etat. Pour le moment, tout le monde attend tout de l'Etat ; c'est normal quand on est au début de la crise, mais à force de croire que l'Etat peut tout faire, tout financer, le citoyen oublie que l'Etat n'a pas d'argent. Ou plutôt l'argent, c'est nous qui le lui donnons, via nos impôts et nos cotisations sociales. Sinon cet argent de l'Etat provient aussi de l'endettement, n'oublions pas que l'Etat a choisi l'endettement pour éviter les faillites, mais cet endettement devra être payé, s'il est un jour payé, par la génération suivante.

Pour le reste, comme le disait un économiste, la reprise du travail se fera à peu près comme dans les conditions dans lesquelles on fait ses courses, c'est-à-dire en respectant les règles de distanciation et d'hygiène. Mais attention là aussi, il faudra que les représentants des travailleurs et les dirigeants d'entreprise s'entendent bien pour que le retour au travail se passe bien. Pour la simple raison qu'il faudra rassurer les collaborateurs et que de très nombreuses questions seront posées et devront faire l'objet d'un consensus avec les travailleurs ou leurs représentants.

Je donne ici quelques questions pratiques qui vont se poser aux uns et aux autres. - Pour mieux gérer le retour de mon personnel, puis-je modifier l'horaire de travail ? - Puis-je imposer la prise de jours de vacances, de jours de récupération ? - Dois-je maintenir le télétravail ? - Pour remotiver les collaborateurs, puis-je prévoir l'octroi de primes ? - Qu'en est-il si un collaborateur refuse de venir au travail ? - Puis-je prendre la température de mes collaborateurs ? - A quelle fréquence dois-je faire nettoyer les poignées de porte ? etc, etc.

Donc, oui, le retour pour être apaisé devra être bien préparé et il devra y avoir une grande confiance mutuelle entre chefs d'entreprise et les syndicats ; les uns devront bien mettre en place tout ce qu'il faut pour assurer la santé de leurs collaborateurs et celle de leurs clients, et les autres devront accepter qu'il est impossible d'avoir un risque zéro, car cela n'existe pas hélas. Y a donc du boulot à partir du 4 mai prochain !

Lors d'un sondage réalisé par la FEB auprès de 1.241 entreprises, 13% d'entre eux disent qu'ils devront probablement devoir se séparer de certains collaborateurs et 3% disent très probablement. Au total, cela fait quand même 16% d'entreprises qui estiment ne pas pouvoir garder le personnel actuel. A côté de cette épée de Damoclès, les entreprises devront aussi agir finement après le dé-confinement. Il y aura les cadres et employés qui pourront continuer à faire du télétravail, et puis les autres, ceux et celles qui seront sur les chantiers, dans les magasins, dans les usines ou à la réception et qui devront assumer leur rôle. Donc, oui, il faut que cette différence de traitement soit bien gérée, bien expliquée, pour éviter que ce fossé se transforme en ressentiment plus tardEnsuite, la réussite de ce dé-confinement sera le résultat d'une bonne entente entre le trinôme : syndicats - entreprises - Etat. Pour le moment, tout le monde attend tout de l'Etat ; c'est normal quand on est au début de la crise, mais à force de croire que l'Etat peut tout faire, tout financer, le citoyen oublie que l'Etat n'a pas d'argent. Ou plutôt l'argent, c'est nous qui le lui donnons, via nos impôts et nos cotisations sociales. Sinon cet argent de l'Etat provient aussi de l'endettement, n'oublions pas que l'Etat a choisi l'endettement pour éviter les faillites, mais cet endettement devra être payé, s'il est un jour payé, par la génération suivante.Pour le reste, comme le disait un économiste, la reprise du travail se fera à peu près comme dans les conditions dans lesquelles on fait ses courses, c'est-à-dire en respectant les règles de distanciation et d'hygiène. Mais attention là aussi, il faudra que les représentants des travailleurs et les dirigeants d'entreprise s'entendent bien pour que le retour au travail se passe bien. Pour la simple raison qu'il faudra rassurer les collaborateurs et que de très nombreuses questions seront posées et devront faire l'objet d'un consensus avec les travailleurs ou leurs représentants.Je donne ici quelques questions pratiques qui vont se poser aux uns et aux autres. - Pour mieux gérer le retour de mon personnel, puis-je modifier l'horaire de travail ? - Puis-je imposer la prise de jours de vacances, de jours de récupération ? - Dois-je maintenir le télétravail ? - Pour remotiver les collaborateurs, puis-je prévoir l'octroi de primes ? - Qu'en est-il si un collaborateur refuse de venir au travail ? - Puis-je prendre la température de mes collaborateurs ? - A quelle fréquence dois-je faire nettoyer les poignées de porte ? etc, etc.Donc, oui, le retour pour être apaisé devra être bien préparé et il devra y avoir une grande confiance mutuelle entre chefs d'entreprise et les syndicats ; les uns devront bien mettre en place tout ce qu'il faut pour assurer la santé de leurs collaborateurs et celle de leurs clients, et les autres devront accepter qu'il est impossible d'avoir un risque zéro, car cela n'existe pas hélas. Y a donc du boulot à partir du 4 mai prochain !