Près de sept malades traités sur 10 ont montré des signes d'amélioration et quatre sur 10 n'avaient même plus ou quasi plus de symptômes. Argenx peut désormais plancher sur un nom commercial pour son traitement, l'autorisation de mise sur le marché étant attendue pour fin 2020 aux Etats-Unis et 2021 en Europe.
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Près de sept malades traités sur 10 ont montré des signes d'amélioration et quatre sur 10 n'avaient même plus ou quasi plus de symptômes. Argenx peut désormais plancher sur un nom commercial pour son traitement, l'autorisation de mise sur le marché étant attendue pour fin 2020 aux Etats-Unis et 2021 en Europe. Evidemment, la myasthénie grave reste une maladie plutôt rare, mais le besoin de traitement est important et Argenx n'aura pas de véritable concurrent. Les ventes pourraient ainsi dépasser le milliard d'euros par an à plein régime d'ici quatre ou cinq ans. La perspective de cette première commercialisation valide aussi en quelque sorte la plateforme d'Argenx. Ce qui explique l'engouement des marchés, la biotech ayant levé sans aucune difficulté, après cette nouvelle, 862,5 millions de dollars de capitaux frais auprès d'investisseurs intéressés par le potentiel de la société... et par la spéculation. Une biotech avec un traitement en voie de commercialisation et de nombreux projets en cours (dont trois autres indications pour l'efgartigimod) attire souvent les groupes pharmaceutiques. Reste à voir si la big pharma acceptera de casser sa tirelire. Argenx vaut déjà plus de 8 milliards en Bourse, davantage que Solvay, Colruyt ou Proximus. Un prix élevé pour une société qui se développe mais qui devra encore attendre l'année prochaine pour effectuer ses premières ventes, avec tous les risques que cela comporte, comme pourraient en témoigner les actionnaires de Thrombo- Genics. Mieux vaut donc ne pas tabler sur une prime spéculative aléatoire et se baser sur le (très) long terme. Sans oublier de diversifier ses positions, notamment via les biotechs belges de plus en plus nombreuses.