La famille Bongaerts avait signé la reprise le 27 août, mais le montant d'un million d'euros lié à la transaction n'a pas été versé. Le curateur de Corelio Printing avait adressé une mise en demeure jeudi au repreneur de l'imprimerie qui avait été déclarée en faillite le 23 août.

Y étaient imprimés entre autres De Standaard Magazine, Paris Match, Elle et une série d'autres magazines féminins et de luxe. Cent soixante-sept personnes travaillaient chez Corelio Printing, dont 90 devaient être reprises par Moderna.

"Nous sommes dévastés, mais c'est impossible pour nous", a insisté le repreneur Eric Bongaerts, qui n'a pas souhaité commenter davantage. L'homme était pourtant propriétaire de l'entreprise depuis plus d'une semaine, le personnel continuait à travailler grâce à des contrats provisoires et des commandes ont même été passées. Les syndicats parlent d'une décision sans précédent.

Il n'a pas été précisé qui devrait payer les coûts du personnel. Les syndicats examinent à présent quelle démarche entamer en vue de protéger les intérêts des travailleurs, qui de facto, se retrouvent sans emploi.

La curatrice Marga Pieters a fait savoir vendredi que la reprise avait été juridiquement annulée et que le repreneur devrait comparaître en référé la semaine prochaine.