Les équipes des professeurs Sophie Lucas et Pierre Coulie travaillent sur ce projet depuis 14 ans. Au départ, il ne s'agissait que d'une intuition dans les laboratoires de recherche fondamentale : essayons de bloquer cette protéine (appelée Garp) présente à la surface des lymphocytes T régulateurs et qui entrave nos réponses immunitaires contre les ...

Les équipes des professeurs Sophie Lucas et Pierre Coulie travaillent sur ce projet depuis 14 ans. Au départ, il ne s'agissait que d'une intuition dans les laboratoires de recherche fondamentale : essayons de bloquer cette protéine (appelée Garp) présente à la surface des lymphocytes T régulateurs et qui entrave nos réponses immunitaires contre les cellules cancéreuses. Cette intuition s'est affinée au fil des ans. En 2013, elle a séduit l'entreprise biotechnologique Argenx (Gand), qui a alors décidé d'acheter la licence de développement du candidat-médicament et d'adjoindre sa propre expertise aux recherches en cours. Aujourd'hui, le projet est mûr pour franchir une étape supérieure avec les premiers tests sur des humains. Cela nécessite des moyens supplémentaires, d'où l'importance de l'arrivée d'un calibre comme AbbVie. " C'est une première pour nous de voir le fruit d'un projet de recherche fondamentale faire l'objet d'un accord de licence avec une major de la pharma ", se félicite Philippe Durieux, codirecteur du Louvain Technology Transfer Office. AbbVie assurera le développement clinique des anticorps anti-Garp avec, au besoin, l'appui de l'expertise scientifique de l'institut de Duve. " Ceci est un bel exemple de transfert utile d'une recherche fondamentale qui bénéfice aux patients, commente le recteur de l'UCL, Vincent Blondel. Sans un financement en amont de la recherche fondamentale, ce candidat-médicament anti-cancer n'aurait pas vu le jour. " Plus de 70 spin-off, qui génèrent aujourd'hui plus de 2.000 emplois, ont été créées en se basant en tout ou en partie sur des résultats des recherches menées à l'UCL.