Le blocage des sites des entreprises et des zones industrielles ne pénalise pas seulement les grandes entreprises, il affecte également de très nombreuses PME et micro-entreprises, souligne le SNI qui qualifie de "superflue" la vague de grèves. "Ces plus petites entreprises n'ont toutefois pas le luxe de faire grève, car 'ne pas travailler' signifie pour un entrepreneur 'ne pas percevoir de revenus'."

Le fait de bloquer des zones industrielles et des sites d'entreprises est "inadmissible", selon le SNI. "Les grandes entreprises ne sont pas les seules à se trouver dans ces nombreux sites industriels, on y trouve également beaucoup de plus petites entreprises."

Dans la même veine, l'Union wallonne des entreprises rappelle que "tous les problèmes socio-économiques de la Wallonie sont liés au nombre insuffisant de personnes au travail. C'est l'emploi qui finance la sécurité sociale. Et qui crée les emplois ? Les entreprises ! En bloquant les entreprises, la Wallonie se tire une balle dans le pied."

Pour attirer ou développer des entreprises, il faut une paix sociale, estime l'Union. En 2017, calcule-t-elle, il y a eu, par travailleur, deux fois plus de jours de grève en Wallonie (taux d'emploi de 62%) qu'en Flandre (taux d'emploi de 70%).