Fondée en 1892 par le fameux Thomas Edison sous le nom d'Edison General Electric Company, l'entreprise a longtemps été le symbole de la suprématie industrielle américaine. Rentrée en Bourse en 1896, General Electric ne l'a quittée qu'en 2018, soit le record mondial, et de loin, de la longévité boursière. Entretemps, elle a bâti son mythe en accumulant les activités: électroménager, éclairage, ferroviaire, aviation, électricité, médical, etc. Malgré le krach de 1929 et le choc pétrolier des années 1970, General Electric n'a jamais perdu le cap. Entre 1981 et 2001, sous le règne du mythique Jack Welch, elle va multiplier les acquisitions (plus de 600! ) et se développer dans les pays émergents tout en rationalisant ses coûts et sa masse salariale (100.000 emplois perdus). General Electric fait alors son entrée dans le domaine des médias (NBC) et, surtout, des services financiers. En 2001, au départ de Jack Welch, c'est la plus grande entreprise du monde avec 600 millions de dollars de capitalisation boursière.

Vingt ans plus tard, c'est la bérézina. La crise des subprimes a heurté de plein fouet le conglomérat qui tirait 63% de ses revenus des services financiers. La chute a commencé. Petit à petit, le groupe va s'amenuiser pour réduire une dette devenue colossale. Arrivé en 2018 au poste de CEO, Lawrence Culp vient de mettre le point final à cette dégringolade en annonçant la scission en trois unités cotées en Bourse de ce qu'il reste de l'entreprise.

D'ici à 2023, naîtra GE Healthcare qui produit des équipements hospitaliers dont des IRM. Au début 2024, GE Energy regroupera toutes les activités énergétiques et celles liées au renouvelable. GE ne représentera plus alors que la division qui produit et maintient des moteurs d'avion, un fournisseur clé de Boeing.

Fondée en 1892 par le fameux Thomas Edison sous le nom d'Edison General Electric Company, l'entreprise a longtemps été le symbole de la suprématie industrielle américaine. Rentrée en Bourse en 1896, General Electric ne l'a quittée qu'en 2018, soit le record mondial, et de loin, de la longévité boursière. Entretemps, elle a bâti son mythe en accumulant les activités: électroménager, éclairage, ferroviaire, aviation, électricité, médical, etc. Malgré le krach de 1929 et le choc pétrolier des années 1970, General Electric n'a jamais perdu le cap. Entre 1981 et 2001, sous le règne du mythique Jack Welch, elle va multiplier les acquisitions (plus de 600! ) et se développer dans les pays émergents tout en rationalisant ses coûts et sa masse salariale (100.000 emplois perdus). General Electric fait alors son entrée dans le domaine des médias (NBC) et, surtout, des services financiers. En 2001, au départ de Jack Welch, c'est la plus grande entreprise du monde avec 600 millions de dollars de capitalisation boursière. Vingt ans plus tard, c'est la bérézina. La crise des subprimes a heurté de plein fouet le conglomérat qui tirait 63% de ses revenus des services financiers. La chute a commencé. Petit à petit, le groupe va s'amenuiser pour réduire une dette devenue colossale. Arrivé en 2018 au poste de CEO, Lawrence Culp vient de mettre le point final à cette dégringolade en annonçant la scission en trois unités cotées en Bourse de ce qu'il reste de l'entreprise. D'ici à 2023, naîtra GE Healthcare qui produit des équipements hospitaliers dont des IRM. Au début 2024, GE Energy regroupera toutes les activités énergétiques et celles liées au renouvelable. GE ne représentera plus alors que la division qui produit et maintient des moteurs d'avion, un fournisseur clé de Boeing.