Après l'arrivée régulière de nouveaux acteurs sur le marché de l'énergie ces dernières années, la Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (Creg) constate en 2018 une diminution du nombre total de fournisseurs actifs en Belgique.

Fin septembre, l'organisme fédéral comptabilisait 18 fournisseurs d'électricité et 15 de gaz naturel pour les ménages et les petits consommateurs professionnels (indépendants et PME) flamands. En Wallonie, 14 fournisseurs d'électricité et 13 de gaz naturel ont été recensés, contre 10 proposant les deux services à Bruxelles.

Dans la capitale, les ménages n'ont toutefois le choix qu'entre 6 fournisseurs d'électricité et 5 de gaz naturel car les autres ne proposent leurs produits qu'aux petits consommateurs professionnels. Le marché bruxellois est plus restreint en raison des obligations de service public, notamment l'offre standard de contrats d'une durée de 3 ans et l'impossibilité de transférer les clients au gestionnaire de réseau de distribution en cas de problèmes de paiement.

"On peut expliquer la diminution du nombre de fournisseurs d'énergie par la consolidation du marché. Plusieurs rachats dans le secteur de l'énergie ont eu lieu dernièrement, dont la plus marquante reste la reprise du portefeuille d'Eni Gas & Power par Eneco en 2017, ce qui a donc fatalement fait diminuer l'offre. D'autre part, il y a aussi plusieurs faillites, dont celles de Belpower et d'Energy People", explique Annemarie De Vreese, porte-parole de la Creg.

Les parts de marché des fournisseurs standard historiques sont d'ailleurs mises sous pression tandis que les nouveaux acteurs se font désormais concurrence, ajoute la Creg. Electrabel et Luminus, qui détenaient conjointement une part de marché d'environ 97% après la libéralisation du marché il y a plus de 10 ans, comptent actuellement ensemble 60 à 65% du marché en Flandre et en Wallonie, et 82% à Bruxelles. Le phénomène de consolidation avait déjà commencé en 2016 avec l'acquisition de Lampiris par Total.

La diminution des fournisseurs d'énergie a-t-elle une incidence sur la facture finale des ménages ?

"Non", explique Annemarie De Vreese. "Ce qu'il faut savoir, en ce qui concerne l'électricité, c'est que la composante "énergie" ne s'élève qu'à 25-30% du prix total de la facture". En effet, ce que vous payez au fournisseur d'énergie ne représente qu'un tiers du total. Environ 35% du prix total de la facture concernent la distribution de l'énergie, 7% le transport, sans oublier les taxes (19% environ de la facture), comme la TVA ou la cotisation fédérale.

Mme De Vreese poursuit : "Ce n'est pas la consolidation du marché qui a une incidence sur la facture. Ces derniers mois, on a constaté une augmentation des prix due à l'indisponibilité des réacteurs nucléaires. Cette augmentation des prix, surtout au dernier trimestre, aura ici un impact final sur la facture finale du consommateur avec un contrat à prix variable. Ce type de contrat est indexé quatre fois par an (en janvier, avril, juillet et octobre). La dernière indexation en octobre aura donc été bien plus importante pour le consommateur, justement au vu de la pénurie connue à cause de l'indisponibilité des centrales nucléaires."

Pour l'électricité, le prix final au consommateur au niveau belge a augmenté d'environ 72% pour un client domestique depuis la libéralisation du marché en 2007. Il est de l'ordre de 45% pour les clients professionels.

En ce qui concerne le gaz, les ménages ont vu leur facture grimper de 14,5% depuis 2007 mais les professionnels ont quant à eux connu un allégement de l'ordre de 0,77%.

Après l'arrivée régulière de nouveaux acteurs sur le marché de l'énergie ces dernières années, la Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (Creg) constate en 2018 une diminution du nombre total de fournisseurs actifs en Belgique.Fin septembre, l'organisme fédéral comptabilisait 18 fournisseurs d'électricité et 15 de gaz naturel pour les ménages et les petits consommateurs professionnels (indépendants et PME) flamands. En Wallonie, 14 fournisseurs d'électricité et 13 de gaz naturel ont été recensés, contre 10 proposant les deux services à Bruxelles. Dans la capitale, les ménages n'ont toutefois le choix qu'entre 6 fournisseurs d'électricité et 5 de gaz naturel car les autres ne proposent leurs produits qu'aux petits consommateurs professionnels. Le marché bruxellois est plus restreint en raison des obligations de service public, notamment l'offre standard de contrats d'une durée de 3 ans et l'impossibilité de transférer les clients au gestionnaire de réseau de distribution en cas de problèmes de paiement. "On peut expliquer la diminution du nombre de fournisseurs d'énergie par la consolidation du marché. Plusieurs rachats dans le secteur de l'énergie ont eu lieu dernièrement, dont la plus marquante reste la reprise du portefeuille d'Eni Gas & Power par Eneco en 2017, ce qui a donc fatalement fait diminuer l'offre. D'autre part, il y a aussi plusieurs faillites, dont celles de Belpower et d'Energy People", explique Annemarie De Vreese, porte-parole de la Creg.Les parts de marché des fournisseurs standard historiques sont d'ailleurs mises sous pression tandis que les nouveaux acteurs se font désormais concurrence, ajoute la Creg. Electrabel et Luminus, qui détenaient conjointement une part de marché d'environ 97% après la libéralisation du marché il y a plus de 10 ans, comptent actuellement ensemble 60 à 65% du marché en Flandre et en Wallonie, et 82% à Bruxelles. Le phénomène de consolidation avait déjà commencé en 2016 avec l'acquisition de Lampiris par Total. La diminution des fournisseurs d'énergie a-t-elle une incidence sur la facture finale des ménages ?"Non", explique Annemarie De Vreese. "Ce qu'il faut savoir, en ce qui concerne l'électricité, c'est que la composante "énergie" ne s'élève qu'à 25-30% du prix total de la facture". En effet, ce que vous payez au fournisseur d'énergie ne représente qu'un tiers du total. Environ 35% du prix total de la facture concernent la distribution de l'énergie, 7% le transport, sans oublier les taxes (19% environ de la facture), comme la TVA ou la cotisation fédérale. Mme De Vreese poursuit : "Ce n'est pas la consolidation du marché qui a une incidence sur la facture. Ces derniers mois, on a constaté une augmentation des prix due à l'indisponibilité des réacteurs nucléaires. Cette augmentation des prix, surtout au dernier trimestre, aura ici un impact final sur la facture finale du consommateur avec un contrat à prix variable. Ce type de contrat est indexé quatre fois par an (en janvier, avril, juillet et octobre). La dernière indexation en octobre aura donc été bien plus importante pour le consommateur, justement au vu de la pénurie connue à cause de l'indisponibilité des centrales nucléaires."Pour l'électricité, le prix final au consommateur au niveau belge a augmenté d'environ 72% pour un client domestique depuis la libéralisation du marché en 2007. Il est de l'ordre de 45% pour les clients professionels.En ce qui concerne le gaz, les ménages ont vu leur facture grimper de 14,5% depuis 2007 mais les professionnels ont quant à eux connu un allégement de l'ordre de 0,77%.