Coiffée d'un casque de chantier jaune vif, la ministre a donné le coup d'envoi de la construction de cette infrastructure "moderne" et "durable" d'un coût de 25,7 millions. Elle devra accueillir quatre - et à terme six - de ces "Remotely Piloted Aircraft" (RPA), construits par la société américaine General Atomics Aeronautical Systems Inc. (GA-ASI). Le coût initial de cet achat, décidé en 2018, s'élève à 226 millions d'euros, ont indiqué des responsables militaires à l'agence Belga.

Le contrat pour la construction de ce complexe, selon une formule de partenariat public-privé sous la forme d'un "Design, Build & Maintain" (DBM, en français dessiner, construire et entretenir), a été attribué l'an dernier à des entreprises belges: le groupe familial de construction Cordeel et le bureau d'études ARCHIPELAGO AR-TE. Ils avaient présenté la meilleure offre qualité/prix dans une compétition avec deux autres participants.

La construction de ces installations "marque le début d'une rénovation complète de la base" de l'Entre-Sambre-et-Meuse, a expliqué son commandant, le colonel Philippe Goffin, devant un parterre d'invités. Il a souligné que la physionomie de la base "va être totalement transformée" avec également la construction prochaine d'un autre complexe, plus vaste et hautement sécurisé, dédié aux futurs avions de combat F-35A. Les quatre premiers exemplaires sont attendus à Florennes vers avril 2025.

La livraison des nouveaux bâtiments et la rénovation d'un ancien hangar est prévue à la mi-2023 et l'arrivée de premiers MQ-9B début 2024, avec quelques mois de retard sur le calendrier initial.

Le consortium sélectionné est non seulement responsable de la conception et de la réalisation, mais aussi de l'entretien technique de l'infrastructure pendant dix ans après la réception provisoire (éventuellement prolongeable de cinq ans).

Le concept retenu répond aux exigences techniques et fonctionnelles nécessaires à la conduite des opérations et de la maintenance du MQ-9B, mais accordera également une attention particulière au bien-être du personnel qui y travaillera, ont assuré les responsables de la Défense.

Le projet contribuera également à la lutte contre le changement climatique: le nouveau bâtiment, très bien isolé thermiquement, n'utilisera ainsi pas de combustibles fossiles pour le chauffage et des pompes à chaleur fourniront de l'énergie renouvelable. Au moins 50% de l'eau de pluie sera utilisée pour couvrir le volume d'eau annuel total de l'infrastructure. Moins de 5% des terres excavées seront enlevées et 100% du bois utilisé proviendra de sources renouvelables, a précisé le chef de la Direction générale des Ressources matérielles (DG-MR) de la Défense, le lieutenant-général Frédéric Goetynck.

Selon lui, le passage de deux à trois systèmes n'entraînera pas "de modification majeure" aux projet dévoilé lundi.

Le directeur du Cordeel Group NV, Drik Cordeel, s'est quant à lui dit "très fier" et "heureux" d'avoir décroché ce contrat, en rappelant que l'entreprise avait une longue tradition de collaboration avec la Défense.

Mme Dedonder (PS) a pour sa part expliqué que ces drones étaient "à la pointe de la technologie" et utilisables tant sur des théâtres d'opération extérieurs pour assurer la sécurité des troupes qu'en Belgique, par exemple en cas d'inondations.

Elle a confirmé qu'il n'était pas dans l'intention de l'actuel gouvernement d'armer ces appareils, comme l'ont décidé nombre d'autres pays, dont les Etats-Unis et la France dans leur guerre contre les groupes armés djihadistes en Afghanistan, au Moyen-Orient et en Afrique.

Coiffée d'un casque de chantier jaune vif, la ministre a donné le coup d'envoi de la construction de cette infrastructure "moderne" et "durable" d'un coût de 25,7 millions. Elle devra accueillir quatre - et à terme six - de ces "Remotely Piloted Aircraft" (RPA), construits par la société américaine General Atomics Aeronautical Systems Inc. (GA-ASI). Le coût initial de cet achat, décidé en 2018, s'élève à 226 millions d'euros, ont indiqué des responsables militaires à l'agence Belga. Le contrat pour la construction de ce complexe, selon une formule de partenariat public-privé sous la forme d'un "Design, Build & Maintain" (DBM, en français dessiner, construire et entretenir), a été attribué l'an dernier à des entreprises belges: le groupe familial de construction Cordeel et le bureau d'études ARCHIPELAGO AR-TE. Ils avaient présenté la meilleure offre qualité/prix dans une compétition avec deux autres participants. La construction de ces installations "marque le début d'une rénovation complète de la base" de l'Entre-Sambre-et-Meuse, a expliqué son commandant, le colonel Philippe Goffin, devant un parterre d'invités. Il a souligné que la physionomie de la base "va être totalement transformée" avec également la construction prochaine d'un autre complexe, plus vaste et hautement sécurisé, dédié aux futurs avions de combat F-35A. Les quatre premiers exemplaires sont attendus à Florennes vers avril 2025. La livraison des nouveaux bâtiments et la rénovation d'un ancien hangar est prévue à la mi-2023 et l'arrivée de premiers MQ-9B début 2024, avec quelques mois de retard sur le calendrier initial. Le consortium sélectionné est non seulement responsable de la conception et de la réalisation, mais aussi de l'entretien technique de l'infrastructure pendant dix ans après la réception provisoire (éventuellement prolongeable de cinq ans). Le concept retenu répond aux exigences techniques et fonctionnelles nécessaires à la conduite des opérations et de la maintenance du MQ-9B, mais accordera également une attention particulière au bien-être du personnel qui y travaillera, ont assuré les responsables de la Défense. Le projet contribuera également à la lutte contre le changement climatique: le nouveau bâtiment, très bien isolé thermiquement, n'utilisera ainsi pas de combustibles fossiles pour le chauffage et des pompes à chaleur fourniront de l'énergie renouvelable. Au moins 50% de l'eau de pluie sera utilisée pour couvrir le volume d'eau annuel total de l'infrastructure. Moins de 5% des terres excavées seront enlevées et 100% du bois utilisé proviendra de sources renouvelables, a précisé le chef de la Direction générale des Ressources matérielles (DG-MR) de la Défense, le lieutenant-général Frédéric Goetynck. Selon lui, le passage de deux à trois systèmes n'entraînera pas "de modification majeure" aux projet dévoilé lundi. Le directeur du Cordeel Group NV, Drik Cordeel, s'est quant à lui dit "très fier" et "heureux" d'avoir décroché ce contrat, en rappelant que l'entreprise avait une longue tradition de collaboration avec la Défense. Mme Dedonder (PS) a pour sa part expliqué que ces drones étaient "à la pointe de la technologie" et utilisables tant sur des théâtres d'opération extérieurs pour assurer la sécurité des troupes qu'en Belgique, par exemple en cas d'inondations. Elle a confirmé qu'il n'était pas dans l'intention de l'actuel gouvernement d'armer ces appareils, comme l'ont décidé nombre d'autres pays, dont les Etats-Unis et la France dans leur guerre contre les groupes armés djihadistes en Afghanistan, au Moyen-Orient et en Afrique.