L'horeca ayant encore connu une période difficile l'an dernier avec une réouverture complète qui n'est pas intervenue avant le 9 juin, c'est la grande distribution qui a profité de ce retour en grâce de la bière. Les supermarchés ont ainsi vendu 4,47 millions d'hectolitres, un total approchant le record de 2011 lorsque 4,59 millions d'hectos s'étaient retrouvés dans les caddies de clients.

Septante-trois pour cent de la bière produite en Belgique partent à l'étranger, avec un total l'an dernier assez stable par rapport à 2020 (et 2019), de 17,5 millions d'hectolitres. Dans le détail toutefois, les exportations extérieures à l'Union européenne, qui avaient connu une croissance fulgurante ces dernières années, ont perdu du terrain (-12,6% par rapport à 2020) alors que le nombre de bières belges restant sur le Vieux Continent a légèrement augmenté (+2,6%). Les Etats-Unis où une baisse de 44% en un an a été observée, semblent nettement moins demandeurs de produits belges. Outre le Covid, deux explications sont avancées: le boom des brasseries artisanales outre-Atlantique et le choix de certaines grandes brasseries belges de produire la bière de manière plus locale, pour ce type de marché.

Malgré la pandémie, le nombre de brasseries a continué à augmenter, passant de 379 à 408. Ensemble, elles commercialisent plus de 1.500 marques de bière différentes. Autre signe de reprise, les investissements, tant dans les infrastructures propres que dans l'horeca, ont atteint 311 millions d'euros en 2021, en progrès de 13% par rapport à 2020.

Covid, guerre en Ukraine, plan d'action interfédéral...

"Les statistiques de 2021 reflètent un climat assez positif pour le secteur", commente Krishan Maudgal, directeur des Brasseurs belges. "Mais une grosse incertitude plane sur les prochains mois et années avec quelques défis à gérer à court terme", poursuit-il.

La politique sanitaire déployée pour lutter contre le coronavirus à l'avenir est encore floue et la guerre en Ukraine touche tous les secteurs. Avant le début du conflit, la bière belge avait signé une brillante progression sur le marché russe passant de 355.000 à 515.000 hectolitres de 2020 à 2021. Ce débouché risque de ne plus être aussi accessible. Autres conséquences de la guerre: la hausse du prix des matières premières et de l'énergie ainsi que la pénurie du verre, qui ne vont pas laisser d'autre choix aux brasseurs que de revoir à la hausse le prix de la bière.

Enfin, après avoir vu à quelle sauce ont été mangés les jeux de hasard récemment, l'ASBL nourrit une certaine appréhension autour du plan d'action interfédéral sur l'alcool 2023-2028. "En tant que secteur, nous prenons nos responsabilités et nous serons toujours des partenaires constructifs pour lutter contre l'abus d'alcool, sans compromettre le riche tissu culturel et économique du secteur de la bière", déclare M. Maudgal.

Après huit années passées à la présidence de l'ASBL des Brasseurs belges, Jean-Louis Van de Perre tire sa révérence. Il sera remplacé par Bernard Deryckere qui a occupé divers postes de direction chez Unilever pendant plus de quatorze ans et a été PDG du groupe Alpro de 2001 à 2017. Il a également présidé la Fevia (Fédération de l'industrie alimentaire) de 2012 à 2015.

L'horeca ayant encore connu une période difficile l'an dernier avec une réouverture complète qui n'est pas intervenue avant le 9 juin, c'est la grande distribution qui a profité de ce retour en grâce de la bière. Les supermarchés ont ainsi vendu 4,47 millions d'hectolitres, un total approchant le record de 2011 lorsque 4,59 millions d'hectos s'étaient retrouvés dans les caddies de clients. Septante-trois pour cent de la bière produite en Belgique partent à l'étranger, avec un total l'an dernier assez stable par rapport à 2020 (et 2019), de 17,5 millions d'hectolitres. Dans le détail toutefois, les exportations extérieures à l'Union européenne, qui avaient connu une croissance fulgurante ces dernières années, ont perdu du terrain (-12,6% par rapport à 2020) alors que le nombre de bières belges restant sur le Vieux Continent a légèrement augmenté (+2,6%). Les Etats-Unis où une baisse de 44% en un an a été observée, semblent nettement moins demandeurs de produits belges. Outre le Covid, deux explications sont avancées: le boom des brasseries artisanales outre-Atlantique et le choix de certaines grandes brasseries belges de produire la bière de manière plus locale, pour ce type de marché. Malgré la pandémie, le nombre de brasseries a continué à augmenter, passant de 379 à 408. Ensemble, elles commercialisent plus de 1.500 marques de bière différentes. Autre signe de reprise, les investissements, tant dans les infrastructures propres que dans l'horeca, ont atteint 311 millions d'euros en 2021, en progrès de 13% par rapport à 2020. "Les statistiques de 2021 reflètent un climat assez positif pour le secteur", commente Krishan Maudgal, directeur des Brasseurs belges. "Mais une grosse incertitude plane sur les prochains mois et années avec quelques défis à gérer à court terme", poursuit-il. La politique sanitaire déployée pour lutter contre le coronavirus à l'avenir est encore floue et la guerre en Ukraine touche tous les secteurs. Avant le début du conflit, la bière belge avait signé une brillante progression sur le marché russe passant de 355.000 à 515.000 hectolitres de 2020 à 2021. Ce débouché risque de ne plus être aussi accessible. Autres conséquences de la guerre: la hausse du prix des matières premières et de l'énergie ainsi que la pénurie du verre, qui ne vont pas laisser d'autre choix aux brasseurs que de revoir à la hausse le prix de la bière. Enfin, après avoir vu à quelle sauce ont été mangés les jeux de hasard récemment, l'ASBL nourrit une certaine appréhension autour du plan d'action interfédéral sur l'alcool 2023-2028. "En tant que secteur, nous prenons nos responsabilités et nous serons toujours des partenaires constructifs pour lutter contre l'abus d'alcool, sans compromettre le riche tissu culturel et économique du secteur de la bière", déclare M. Maudgal. Après huit années passées à la présidence de l'ASBL des Brasseurs belges, Jean-Louis Van de Perre tire sa révérence. Il sera remplacé par Bernard Deryckere qui a occupé divers postes de direction chez Unilever pendant plus de quatorze ans et a été PDG du groupe Alpro de 2001 à 2017. Il a également présidé la Fevia (Fédération de l'industrie alimentaire) de 2012 à 2015.