Selon ces accusations, relayées dans La Libre Belgique, l'opération permet à l'entreprise de contourner la loi Renault et donc de ne pas prendre en charge les indemnités.

La CNE, qui se base sur des courriers électroniques, explique que l'entreprise en cessation de paiement en France depuis avril a organisé la faillite des filiales belge, luxembourgeoise et suisse en siphonnant leurs comptes bancaires.

Les indemnités seraient donc prises en charge par le fonds de fermeture des entreprises. Un plafond dans les indemnités dues aux travailleurs est prévu dans le cadre d'une faillite, contrairement à une restructuration.

Le syndicat ajoute que la procédure de réorganisation judiciaire (PJR), annoncée fin juillet, n'a pas été lancée avant le 5 août comme prévu, faute de budget annuel. Cela ne permet pas à un mandataire juridique de se lancer à la recherche d'un repreneur.

"Nous demandons aujourd'hui qu'un mandataire juridique soit nommé pour prendre au plus vite connaissance des informations que nous avons et de pouvoir mener des investigations le plus rapidement possible", souligne Jalil Bourhidane, permanent CNE. "Nous demandons aussi aux autorités politiques de prendre leurs responsabilités dans ce dossier pour que Camaieu ne jette pas les 130 membres du personnel qui aujourd'hui seront les seules victimes de cette situation."

L'organisation syndicale précise que la direction belge n'est pas impliquée dans cette affaire.

L'enseigne de prêt-à-porter féminin compte 25 établissements et emploie 130 personnes en Belgique.

Selon ces accusations, relayées dans La Libre Belgique, l'opération permet à l'entreprise de contourner la loi Renault et donc de ne pas prendre en charge les indemnités.La CNE, qui se base sur des courriers électroniques, explique que l'entreprise en cessation de paiement en France depuis avril a organisé la faillite des filiales belge, luxembourgeoise et suisse en siphonnant leurs comptes bancaires. Les indemnités seraient donc prises en charge par le fonds de fermeture des entreprises. Un plafond dans les indemnités dues aux travailleurs est prévu dans le cadre d'une faillite, contrairement à une restructuration. Le syndicat ajoute que la procédure de réorganisation judiciaire (PJR), annoncée fin juillet, n'a pas été lancée avant le 5 août comme prévu, faute de budget annuel. Cela ne permet pas à un mandataire juridique de se lancer à la recherche d'un repreneur. "Nous demandons aujourd'hui qu'un mandataire juridique soit nommé pour prendre au plus vite connaissance des informations que nous avons et de pouvoir mener des investigations le plus rapidement possible", souligne Jalil Bourhidane, permanent CNE. "Nous demandons aussi aux autorités politiques de prendre leurs responsabilités dans ce dossier pour que Camaieu ne jette pas les 130 membres du personnel qui aujourd'hui seront les seules victimes de cette situation." L'organisation syndicale précise que la direction belge n'est pas impliquée dans cette affaire. L'enseigne de prêt-à-porter féminin compte 25 établissements et emploie 130 personnes en Belgique.