Au risque de vous surprendre, j'estime que c'est en soi une très bonne nouvelle. La raison ? La chute du cours correspond à une amélioration de la protection de notre vie privée. Explications : si l'action Snapchat a perdu un quart de sa valeur, ce n'est pas parce que les chiffres trimestriels sont mauvais. Au contraire, le nombre d'utilisateurs de Snap n'a pas diminué, il a même augmenté. Quant aux pertes, elles sont en nette diminution.

Du coup, comme diraient les jeunes, pourquoi cette chute du cours en Bourse ? A cause d'Apple ! La firme à la pomme a décidé de faire de la confidentialité, un argument de vente. Résultat, dans la dernière version de l'iPhone (iOS 14.5), il y a une mesure anti-pistage publicitaire (ATT pour Ad Tracking Transparency). En clair, quand une application est téléchargée pour la première fois, il y a une fenêtre de recueil du consentement qui s'affiche. Et donc, l'utilisateur a la possibilité de dire si, oui ou non, il autorise le propriétaire de l'application à communiquer ses données à des tiers. Bien souvent, la réponse est "non". Selon certaines estimations, seuls 13% des utilisateurs d'iOS 14.5 autorisent le pistage. Bref, Apple a mis en place une sorte d'opt-in, une demande d'accord du destinataire de la publicité qui ne dit pas son nom. Et ça, le patron de Snapchat reconnait que ça fait très mal à sa société, car les publicités ne seront plus personnalisées. Le "hic", c'est que ces publicités valent deux fois moins cher qu'une pub ciblée.

Les investisseurs boursiers ont donc bien compris que les prochains mois seront très difficiles en termes de revenus publicitaires pour des firmes comme Snapchat, mais aussi Facebook. D'ailleurs, dans le sillage de celui de Snapchat, le cours de l'action Facebook avait lui aussi dévissé de 5% vendredi 22 octobre. Clairement, c'est un tremblement de terre pour la publicité mobile, car le moteur de recherche Google va également suivre la même politique qu'Apple. Les acteurs de la publicité mobile vont souffrir au cours des prochains mois en attendant une riposte ou une adaptation de leur modèle économique.

Quant aux utilisateurs, eux, ils s'y retrouvent. Et chez Apple, la direction est ravie d'apparaitre comme un défenseur de notre vie privée. Facile à vrai dire puisqu'Apple vit de la vente de ses iPhones et moins de la publicité. Sans compter, que comme il sera plus difficile de valoriser la publicité sur nos smartphones, les développeurs seront sans doute obligés de passer à un modèle d'appli payante, sur laquelle - devinez quoi - Apple prélèvera de 15 à 30% de commission !

Vous voyez notre vie privée vaut de l'argent. Mais ne soyons pas dupes et gardons à l'esprit ce vieux proverbe français : "chacun se défend de ne rien faire par intérêt, et c'est l'intérêt qui fait tout faire".

Au risque de vous surprendre, j'estime que c'est en soi une très bonne nouvelle. La raison ? La chute du cours correspond à une amélioration de la protection de notre vie privée. Explications : si l'action Snapchat a perdu un quart de sa valeur, ce n'est pas parce que les chiffres trimestriels sont mauvais. Au contraire, le nombre d'utilisateurs de Snap n'a pas diminué, il a même augmenté. Quant aux pertes, elles sont en nette diminution. Du coup, comme diraient les jeunes, pourquoi cette chute du cours en Bourse ? A cause d'Apple ! La firme à la pomme a décidé de faire de la confidentialité, un argument de vente. Résultat, dans la dernière version de l'iPhone (iOS 14.5), il y a une mesure anti-pistage publicitaire (ATT pour Ad Tracking Transparency). En clair, quand une application est téléchargée pour la première fois, il y a une fenêtre de recueil du consentement qui s'affiche. Et donc, l'utilisateur a la possibilité de dire si, oui ou non, il autorise le propriétaire de l'application à communiquer ses données à des tiers. Bien souvent, la réponse est "non". Selon certaines estimations, seuls 13% des utilisateurs d'iOS 14.5 autorisent le pistage. Bref, Apple a mis en place une sorte d'opt-in, une demande d'accord du destinataire de la publicité qui ne dit pas son nom. Et ça, le patron de Snapchat reconnait que ça fait très mal à sa société, car les publicités ne seront plus personnalisées. Le "hic", c'est que ces publicités valent deux fois moins cher qu'une pub ciblée. Les investisseurs boursiers ont donc bien compris que les prochains mois seront très difficiles en termes de revenus publicitaires pour des firmes comme Snapchat, mais aussi Facebook. D'ailleurs, dans le sillage de celui de Snapchat, le cours de l'action Facebook avait lui aussi dévissé de 5% vendredi 22 octobre. Clairement, c'est un tremblement de terre pour la publicité mobile, car le moteur de recherche Google va également suivre la même politique qu'Apple. Les acteurs de la publicité mobile vont souffrir au cours des prochains mois en attendant une riposte ou une adaptation de leur modèle économique. Quant aux utilisateurs, eux, ils s'y retrouvent. Et chez Apple, la direction est ravie d'apparaitre comme un défenseur de notre vie privée. Facile à vrai dire puisqu'Apple vit de la vente de ses iPhones et moins de la publicité. Sans compter, que comme il sera plus difficile de valoriser la publicité sur nos smartphones, les développeurs seront sans doute obligés de passer à un modèle d'appli payante, sur laquelle - devinez quoi - Apple prélèvera de 15 à 30% de commission ! Vous voyez notre vie privée vaut de l'argent. Mais ne soyons pas dupes et gardons à l'esprit ce vieux proverbe français : "chacun se défend de ne rien faire par intérêt, et c'est l'intérêt qui fait tout faire".