Ce n'est pas pour demain matin, mais ce n'est déjà plus une chimère. La biotech liégeoise PDC Line pharma avance dans l'enrôlement des patients de l'étude clinique de phase I/II visant à évaluer l'innocuité de son candidat vaccin contre le cancer du poumon. Si tout se déroule comme prévu, cela pourrait conduire à l'approbations par les autorités réglementaires de la commercialisation de ce vaccin à l'horizon 2028. Et sans doute dans les années qui suivent à d'autres vaccins de la même famille car, affirme le CEO Eric Halioua, "notre plateforme peut potentiellement traiter n'importe quel type de tumeur solide ou liquide".

Ces perspectives ont séduit des bailleurs de fonds puisque l'entreprise vient de lever 17,5 millions d'euros, destinés à financer l'étude clinique en cours, auprès d'investisseurs belges classiques (Noshaq, Sambrinvest, SRIW, SFPI) mais aussi de plusieurs investisseurs sud-coréens. Au premier rang de ces derniers, on retrouve Korean Investment Partners, qui avait déjà participé, fin 2019, à la précédente levée de fonds. PDC Line Pharma a par ailleurs déjà conclu un contrat de licence avec LG Chem, l'un des plus grands groupes chimiques mondiaux, pour le développement et la commercialisation du vaccin en Asie. Ce contrat a été signé alors que le vaccin était encore en phase pré-clinique. Il porte sur 108 millions d'euros, en plus de redevances sur les ventes du produit sur les marchés asiatiques.

Quelle est donc l'innovation de la biotech qui séduit à ce point, et aussi tôt en amont de la commercialisation, les investisseurs ? Elle provient d'une découverte d'un laboratoire de recherche de l'établissement français du sang (Grenoble). Les recherches du Dr Joël Plumas ont permis de constituer, à partir du sang d'un patient atteint d'une leucémie très rare, une lignée de cellules dendritiques plasmacytoïdes (d'où l'acronyme PDC), qui ont la capacité de stimuler de façon très forte le système immunitaire humain. Cette approche est d'ordinaire menée en travaillant à partir des propres cellules du patient, un procédé à la fois complexe et couteux. La lignée cellulaire de PDC Line est, elle, allogénique et peut dès lors plus facilement être produite à grande échelle.

"La Belgique était le terreau parfait pour développer notre technologie, confie Eric Halioua. On trouve ici une très grande expertise à la fois en thérapie cellulaire et en immuno-oncologie, grâce notamment à GSK-vaccins." L'entreprise, que Joël Plumas a rejoint comme responsable scientifique (CSO), est installée à Liège où elle compte actuellement près de 20 employés et indépendants. Un laboratoire de R&D de la société basé à Grenoble emploie près de 7 personnes. Les projets en cours devraient lui permettre de doubler de taille à un horizon de trois ans.

L'étude clinique sur le vaccin contre le cancer du poumon est menée en Belgique et dans plusieurs autres pays européens. Elle vise à évaluer le vaccin, à la fois seul et en association avec une autre classe de médicament (les inhibiteurs de checkpoints). Les résultats sont attendus pour début 2024. S'ils sont probants, une seconde étude sera ensuite menée à grande échelle, y compris cette fois en Asie avec LG Chem. D'ici là, PDC Line devrait avoir construit sa propre unité de production de médicaments de thérapie cellulaire à Liège. "Les vaccins pour cette seconde étude clinique devraient être produits ici en Belgique, y compris pour le volet asiatique de l'étude, précise Eric Halioua. Notre ancrage belge et liégeois est très fort. Nous y avons nos laboratoires, nous y aurons notre unité de production. Vu le domaine dans lequel nous travaillons, même si nous devions conclure un jour un autre deal international avec un grand groupe pharma, ce qui n'est pas exclu, ils voudront conserver ce type d'unités."

Ce n'est pas pour demain matin, mais ce n'est déjà plus une chimère. La biotech liégeoise PDC Line pharma avance dans l'enrôlement des patients de l'étude clinique de phase I/II visant à évaluer l'innocuité de son candidat vaccin contre le cancer du poumon. Si tout se déroule comme prévu, cela pourrait conduire à l'approbations par les autorités réglementaires de la commercialisation de ce vaccin à l'horizon 2028. Et sans doute dans les années qui suivent à d'autres vaccins de la même famille car, affirme le CEO Eric Halioua, "notre plateforme peut potentiellement traiter n'importe quel type de tumeur solide ou liquide". Ces perspectives ont séduit des bailleurs de fonds puisque l'entreprise vient de lever 17,5 millions d'euros, destinés à financer l'étude clinique en cours, auprès d'investisseurs belges classiques (Noshaq, Sambrinvest, SRIW, SFPI) mais aussi de plusieurs investisseurs sud-coréens. Au premier rang de ces derniers, on retrouve Korean Investment Partners, qui avait déjà participé, fin 2019, à la précédente levée de fonds. PDC Line Pharma a par ailleurs déjà conclu un contrat de licence avec LG Chem, l'un des plus grands groupes chimiques mondiaux, pour le développement et la commercialisation du vaccin en Asie. Ce contrat a été signé alors que le vaccin était encore en phase pré-clinique. Il porte sur 108 millions d'euros, en plus de redevances sur les ventes du produit sur les marchés asiatiques. Quelle est donc l'innovation de la biotech qui séduit à ce point, et aussi tôt en amont de la commercialisation, les investisseurs ? Elle provient d'une découverte d'un laboratoire de recherche de l'établissement français du sang (Grenoble). Les recherches du Dr Joël Plumas ont permis de constituer, à partir du sang d'un patient atteint d'une leucémie très rare, une lignée de cellules dendritiques plasmacytoïdes (d'où l'acronyme PDC), qui ont la capacité de stimuler de façon très forte le système immunitaire humain. Cette approche est d'ordinaire menée en travaillant à partir des propres cellules du patient, un procédé à la fois complexe et couteux. La lignée cellulaire de PDC Line est, elle, allogénique et peut dès lors plus facilement être produite à grande échelle. "La Belgique était le terreau parfait pour développer notre technologie, confie Eric Halioua. On trouve ici une très grande expertise à la fois en thérapie cellulaire et en immuno-oncologie, grâce notamment à GSK-vaccins." L'entreprise, que Joël Plumas a rejoint comme responsable scientifique (CSO), est installée à Liège où elle compte actuellement près de 20 employés et indépendants. Un laboratoire de R&D de la société basé à Grenoble emploie près de 7 personnes. Les projets en cours devraient lui permettre de doubler de taille à un horizon de trois ans. L'étude clinique sur le vaccin contre le cancer du poumon est menée en Belgique et dans plusieurs autres pays européens. Elle vise à évaluer le vaccin, à la fois seul et en association avec une autre classe de médicament (les inhibiteurs de checkpoints). Les résultats sont attendus pour début 2024. S'ils sont probants, une seconde étude sera ensuite menée à grande échelle, y compris cette fois en Asie avec LG Chem. D'ici là, PDC Line devrait avoir construit sa propre unité de production de médicaments de thérapie cellulaire à Liège. "Les vaccins pour cette seconde étude clinique devraient être produits ici en Belgique, y compris pour le volet asiatique de l'étude, précise Eric Halioua. Notre ancrage belge et liégeois est très fort. Nous y avons nos laboratoires, nous y aurons notre unité de production. Vu le domaine dans lequel nous travaillons, même si nous devions conclure un jour un autre deal international avec un grand groupe pharma, ce qui n'est pas exclu, ils voudront conserver ce type d'unités."