Le traitement des pathologies oculaires est souvent très contraignant, et plutôt désagréable, pour le patient. L'innovation technologique d'EyeD Pharma parviendra peut-être à libérer le patient de ces désagréments : un micro-implant oculaire, conçu pour apporter chaque jour la quantité requise de médicaments afin de combattre notamment le glaucome, une pathologie qui altère significativement la vision, quand elle ne rend pas aveugle. L'utilisation de cet implant améliore l'efficacité des traitements et réduit les effets secondaires des gouttes utilisées aujourd'hui.

Cette innovation provient du travail de plusieurs ophtalmologues (dont Jean-Marie Rakic, chef de service au CHU de Liège) et de la famille Foidart (le père, Jean-Michel, cofondateur de Mithra, et le fils, Marc, qui fut longtemps membre du comité de direction et spécialiste biotech de Noshaq). Ils ont fondé ensemble EyeD Pharma en 2012. Dix ans plus tard, la société s'apprête à lancer les premières études cliniques sur l'homme pour son implant oculaire contre le glaucome. Comme ce traitement s'étale sur trois ans, les études sont forcément longues et il faudra attendre jusqu'en 2028 ou 2029 pour une mise sur le marché. Cette technologie peut cependant être utilisée dans d'autres indications, comme le traitement d'inflammations ou de "l'oeil sec", susceptibles d'être disponibles un ou deux ans plus tôt.

Marc Foidart et Mélanie Mestdagt., Halostudio.be et EyeD Pharma
Marc Foidart et Mélanie Mestdagt. © Halostudio.be et EyeD Pharma

Avec des échéances aussi lointaines, EyeD Pharma a forcément besoin de cash. L'entreprise vient de lever 45 millions d'euros auprès de fonds privés et publics (Fund +, Noshaq, SRIW, SFPI, Nomainvest et QBIC), ainsi que d'actionnaires privés connus comme Jean Stéphenne, François Blondel ou Robert Taub. "Nous avons reçu des marques d'intérêt de l'étranger, confie la CEO Mélanie Mestdagt, mais nous avons voulu privilégier un actionnariat de long terme. Lors des futures levées de fonds, nous nous tournerons peut-être vers des investisseurs internationaux." Les 45 millions - la plus gosse levée de fonds de l'année pour une biotech wallonne non-cotée- permettront à EyeD Pharma de continuer pendant au moins deux ans, en menant en parallèle le développement de quatre produits répondant à diverses pathologies oculaires.

EyeD Pharma avait déjà levé 28 millions en 2019. Ces moyens ont notamment permis de financer la construction d'une usine de production dans le parc scientifique du Sart-Tilman. Elle sera inaugurée au printemps prochain. Pourquoi investir autant (30 millions d'euros) dans une unité de production, bien avant d'avoir le moindre produit commercialisé ? "Pour des raisons réglementaires et économiques, répond Mélanie Mestdagt. Si les futurs lots commerciaux sortent de la même usine que les lots cliniques, le processus d'autorisation de mise sur le marché sera beaucoup plus rapide. La raison économique, c'est que nous sommes animés d'une volonté d'assurer la pérennité de l'emploi et de l'activité en Wallonie. Cela passait par la construction de cette unité de production."

EyeD Pharma emploie actuellement 89 personnes. Les développements soutenus par la nouvelle levée de fonds impliqueront l'engagement d'une vingtaine de travailleurs supplémentaires, des chercheurs comme des ouvriers de production ou des logisticiens.

Le traitement des pathologies oculaires est souvent très contraignant, et plutôt désagréable, pour le patient. L'innovation technologique d'EyeD Pharma parviendra peut-être à libérer le patient de ces désagréments : un micro-implant oculaire, conçu pour apporter chaque jour la quantité requise de médicaments afin de combattre notamment le glaucome, une pathologie qui altère significativement la vision, quand elle ne rend pas aveugle. L'utilisation de cet implant améliore l'efficacité des traitements et réduit les effets secondaires des gouttes utilisées aujourd'hui.Cette innovation provient du travail de plusieurs ophtalmologues (dont Jean-Marie Rakic, chef de service au CHU de Liège) et de la famille Foidart (le père, Jean-Michel, cofondateur de Mithra, et le fils, Marc, qui fut longtemps membre du comité de direction et spécialiste biotech de Noshaq). Ils ont fondé ensemble EyeD Pharma en 2012. Dix ans plus tard, la société s'apprête à lancer les premières études cliniques sur l'homme pour son implant oculaire contre le glaucome. Comme ce traitement s'étale sur trois ans, les études sont forcément longues et il faudra attendre jusqu'en 2028 ou 2029 pour une mise sur le marché. Cette technologie peut cependant être utilisée dans d'autres indications, comme le traitement d'inflammations ou de "l'oeil sec", susceptibles d'être disponibles un ou deux ans plus tôt.Avec des échéances aussi lointaines, EyeD Pharma a forcément besoin de cash. L'entreprise vient de lever 45 millions d'euros auprès de fonds privés et publics (Fund +, Noshaq, SRIW, SFPI, Nomainvest et QBIC), ainsi que d'actionnaires privés connus comme Jean Stéphenne, François Blondel ou Robert Taub. "Nous avons reçu des marques d'intérêt de l'étranger, confie la CEO Mélanie Mestdagt, mais nous avons voulu privilégier un actionnariat de long terme. Lors des futures levées de fonds, nous nous tournerons peut-être vers des investisseurs internationaux." Les 45 millions - la plus gosse levée de fonds de l'année pour une biotech wallonne non-cotée- permettront à EyeD Pharma de continuer pendant au moins deux ans, en menant en parallèle le développement de quatre produits répondant à diverses pathologies oculaires.EyeD Pharma avait déjà levé 28 millions en 2019. Ces moyens ont notamment permis de financer la construction d'une usine de production dans le parc scientifique du Sart-Tilman. Elle sera inaugurée au printemps prochain. Pourquoi investir autant (30 millions d'euros) dans une unité de production, bien avant d'avoir le moindre produit commercialisé ? "Pour des raisons réglementaires et économiques, répond Mélanie Mestdagt. Si les futurs lots commerciaux sortent de la même usine que les lots cliniques, le processus d'autorisation de mise sur le marché sera beaucoup plus rapide. La raison économique, c'est que nous sommes animés d'une volonté d'assurer la pérennité de l'emploi et de l'activité en Wallonie. Cela passait par la construction de cette unité de production."EyeD Pharma emploie actuellement 89 personnes. Les développements soutenus par la nouvelle levée de fonds impliqueront l'engagement d'une vingtaine de travailleurs supplémentaires, des chercheurs comme des ouvriers de production ou des logisticiens.