Pour établir son classement qui mesure l'attractivité des marchés du travail et de la main-d'oeuvre, ManpowerGroup a analysé 90 critères-clés répartis en quatre catégories: la disponibilité des compétences, le coût du travail, le cadre règlementaire et la productivité. L'étude examine les conditions d'embauche, de gestion et de rétention des talents dont les entreprises ont besoin pour se développer.

Selon le classement de l'année 2018, Hong Kong possède le marché du travail le plus attractif et devance la Nouvelle-Zélande, Singapour, les Etats-Unis ainsi que le Royaume-Uni. La Belgique occupe, elle, le 49e rang du classement mondial et le 31e (sur 40) dans la région EMEA (Europe Middle East & Africa), soit une baisse de respectivement 24 et 17 places en un an. Par rapport aux autres pays européens, elle se situe derrière l'Allemagne (15e), les Pays-Bas (21e), la Suisse (25e) et l'Espagne (32e), mais devant le Luxembourg (59e), l'Italie (64e) ou la France (67e).

D'après Philippe Lacroix, managing director de ManpowerGroup Belux, ce recul s'explique moins par une baisse des performances de la Belgique que par la progression plus rapide d'autres pays, essentiellement en Europe de l'Est. "Sur un marché du travail devenu mondial, le coût du travail ou le nombre insuffisant de travailleurs disponibles en raison des pénuries de talents ou d'un taux d'activité trop faible continuent de peser négativement sur l'attractivité de notre pays", poursuit-il.

Le rapport met toutefois en évidence la qualité de la main-d'oeuvre en Belgique, avec notamment 46,5% de travailleurs hautement qualifiés (44,8% en 2017). Le pays occupe également la 31e place sur 144 au niveau de l'égalité homme-femmes sur le marché du travail.