Le software "mange le monde". Et l'industrie ne fait pas exception à la règle: la transformation numérique des usines est à l'oeuvre depuis pas mal d'années. A des rythmes différents bien sûr, mais tous les outils de production s'adaptent au contexte et à l'évolution des besoins actuels. C'est pour soutenir et mettre en avant les bonnes pratiques qu'est né voici quelques années le programme "Factories of The Future", lancé par Agoria et l'organisation de soutien à l'industrie technologique Sirris, mais reprise par Digital Wallonia par la suite.
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Le software "mange le monde". Et l'industrie ne fait pas exception à la règle: la transformation numérique des usines est à l'oeuvre depuis pas mal d'années. A des rythmes différents bien sûr, mais tous les outils de production s'adaptent au contexte et à l'évolution des besoins actuels. C'est pour soutenir et mettre en avant les bonnes pratiques qu'est né voici quelques années le programme "Factories of The Future", lancé par Agoria et l'organisation de soutien à l'industrie technologique Sirris, mais reprise par Digital Wallonia par la suite. L'idée? Couronner les industries qui utilisent le mieux les nouvelles technologies et qui serviront d'exemples. Suite à un audit poussé réalisé par des experts indépendants, les entreprises qui démontrent qu'elles investissent avec succès dans la numérisation et dans des processus et des produits intelligents peuvent alors porter le titre de "Factory of The Future" durant trois ans. C'est en début de semaine que les nouveaux lauréats ont été dévoilés: l'usine L'Oréal de Libramont et la tôlerie Delhez de Thimister viennent rejoindre Stas, Alstom Belgium, Valeo, Jumo Automation, AW Europe, JTEKT Torsen, etc. Les deux nouvelles usines labellisées ont obtenu leur titre à la suite d'investissements constants pour se moderniser et intégrer les nouvelles technologies de manière adéquate. Le site de L'Oréal, par exemple, où travaillent pas moins de 400 personnes, intègre des chariots autoguidés, des robots et des "cobots" (comprenez des robots assistant les opérateurs humains). Mais le digital permet aussi à la firme "d'imaginer des schémas de production bien plus complexes, précise Laurent Mercenier, le directeur de l'usine. Cela nous permet notamment de mieux servir nos clients et aussi de rapidement faire face à l'accélération de la demande". Allusion à l'explosion des commandes de produits de coloration à domicile au moment de la fermeture des coiffeurs. Ou à l'adaptation des lignes de production pour la fabrication de gel hydroalcoolique. De son côté, l'entreprise Delhez Tôlerie a obtenu le label "Factory of the Future" grâce à ses investissements continus pour renforcer la digitalisation de ses processus. L'objectif? Etre plus efficace dans le traitement et la production des commandes des clients afin de maintenir le niveau de qualité des pièces d'acier, d'inox ou d'aluminium (entre autres) pour des secteurs aussi variés que la robotique et la conception machine, l'industrie pharmaceutique ou la construction. Du côté néerlandophone, ce sont Cargill à Izegem et l'usine Danone à Rotselaer, qui viennent rejoindre les rangs des Factories of The Future. Le nombre des usines portant ce titre est donc désormais de 42. Elles ont investi un total de 1,9 milliard d'euros ces cinq dernières années dans la numérisation de leurs équipements. En Wallonie, le "club" reste encore très select avec huit lauréats, mais ce chiffre s'explique en bonne partie par le lancement plus tardif du programme dans le sud du pays.