Reconnue par les managers comme un véritable atout impactant positivement la productivité des travailleurs tout en améliorant l'ambiance de travail, l'intelligence émotionnelle passe encore souvent au second plan lors du processus de recrutement en Belgique, selon une étude de Robert Half.

Le secteur privé est principalement impacté par cet "oubli" : seulement 19% des employeurs du secteur privé considèrent l'intelligence émotionnelle comme une faculté très importante, relève l'enquête.

Lorsqu'on parle d'intelligence émotionnelle, on évoque souvent le QE (quotient émotionnel). Ce dernier resterait donc largement négligé face aux compétences traditionnellement évaluées lors du processus de recrutement, telles que le quotient intellectuel.

"Conscient de ces inégalités, le monde de l'entreprise semble pourtant en train de reconsidérer l'importance de l'intelligence émotionnelle, avec des disparités importantes entre les régions et types d'entreprises concernées", précise Robert Half.

Parmi les chiffres évoqués, on retiendra que près de six employeurs sur dix du secteur privé (56%) attachent trop peu d'importance à l'intelligence émotionnelle, alors que 36 % des employeurs du secteur public considèrent l'intelligence émotionnelle comme une faculté très importante pour les travailleurs (contre 19 % dans le secteur privé). Près de deux tiers des employeurs bruxellois (63 %) estiment qu'ils attachent trop peu d'attention au QE lors du recrutement. Ce chiffre ne s'élève qu'à 53% en Flandre et à 47% en Wallonie, précise l'étude. Enfin, les grandes entreprises attachent presque deux fois plus d'importance au quotient émotionnel que les PME (27 % contre 14 %).