"Notre secteur n'est pas celui qui a été le plus fortement touché par la crise du coronavirus, mais ce recul modéré cache des réalités tragiques", explique Carole Dembour, conseillère économique à la Fevia. "Des entreprises qui sont très dépendantes du tourisme, par exemple, ont connu des baisses de 50% de leurs recettes. Le déclin relevé de manière globale sur les trois derniers trimestres n'avait plus été observé depuis la crise financière de 2008", ajoute-t-elle.

En termes de production, le secteur des boissons a particulièrement trinqué avec un recul de plus de 18% par rapport à 2019.

La balance commerciale de l'industrie alimentaire reste positive mais recule légèrement à 4,2 milliards d'euros contre 5 milliards en 2019. Les exportations ont en effet légèrement baissé alors que les importations ont effectué le chemin inverse.

La Fevia en a profité pour rappeler qu'elle attendait encore des efforts des autorités afin de réduire le handicap salarial que la Belgique accuse par rapport à ses voisins. Les coûts de réseau de l'énergie et la fiscalité des entreprises sont aussi pointés du doigt.

La fermeture des frontières n'a pas eu que des conséquences négatives pour l'industrie alimentaire qui a pu constater entre 2019 et 2020 une baisse de 30% des achats alimentaires transfrontaliers des Belges. "Cela a été positif pour nous, pour le commerce de détail et pour l'Etat", résume Mme Dembour. Sur tous ce que les Belges n'ont pas acheté à l'étranger en 2020, par rapport à 2019, l'Etat a ainsi pu récupérer quelque 40 millions d'euros supplémentaires sur la TVA et les accises, selon la Fevia.

Avec 95.670 emplois, les effectifs sont restés stables (+1,1%) notamment grâce au chômage temporaire, mais la Fevia a tout de même relevé une baisse de 9,5% en termes d'équivalents temps plein. La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, en hausse constante depuis 2015, s'est encore accentuée à cause de la crise sanitaire, les métiers de boucher et de boulanger entre autres étant très recherchés.

"Notre secteur n'est pas celui qui a été le plus fortement touché par la crise du coronavirus, mais ce recul modéré cache des réalités tragiques", explique Carole Dembour, conseillère économique à la Fevia. "Des entreprises qui sont très dépendantes du tourisme, par exemple, ont connu des baisses de 50% de leurs recettes. Le déclin relevé de manière globale sur les trois derniers trimestres n'avait plus été observé depuis la crise financière de 2008", ajoute-t-elle. En termes de production, le secteur des boissons a particulièrement trinqué avec un recul de plus de 18% par rapport à 2019. La balance commerciale de l'industrie alimentaire reste positive mais recule légèrement à 4,2 milliards d'euros contre 5 milliards en 2019. Les exportations ont en effet légèrement baissé alors que les importations ont effectué le chemin inverse. La Fevia en a profité pour rappeler qu'elle attendait encore des efforts des autorités afin de réduire le handicap salarial que la Belgique accuse par rapport à ses voisins. Les coûts de réseau de l'énergie et la fiscalité des entreprises sont aussi pointés du doigt. La fermeture des frontières n'a pas eu que des conséquences négatives pour l'industrie alimentaire qui a pu constater entre 2019 et 2020 une baisse de 30% des achats alimentaires transfrontaliers des Belges. "Cela a été positif pour nous, pour le commerce de détail et pour l'Etat", résume Mme Dembour. Sur tous ce que les Belges n'ont pas acheté à l'étranger en 2020, par rapport à 2019, l'Etat a ainsi pu récupérer quelque 40 millions d'euros supplémentaires sur la TVA et les accises, selon la Fevia. Avec 95.670 emplois, les effectifs sont restés stables (+1,1%) notamment grâce au chômage temporaire, mais la Fevia a tout de même relevé une baisse de 9,5% en termes d'équivalents temps plein. La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, en hausse constante depuis 2015, s'est encore accentuée à cause de la crise sanitaire, les métiers de boucher et de boulanger entre autres étant très recherchés.