Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

24/09/18 à 09:56 - Mise à jour à 10:49

L'avenir de TomTom est sombre

Les automobilistes qui parcourent cette chronique, et utilisent sans doute un GPS de la marque TomTom, ne savent sans doute pas que l'action TomTom a chuté de 26% le 18 septembre dernier.

L'avenir de TomTom est sombre

R-Link: la console d'"infotainment" qui équipe nombre de modèles Renault et contient, entre autres, le système de navigation TomTom © PG

Cette chute du cours a eu lieu le jour même où l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi annonçait avoir signé un accord avec Google. Un accord qui permettra d'équiper les futures voitures connectées avec le système Android. En clair, les conducteurs des futures voitures connectées de ces 3 constructeurs auront accès à la navigation routière via Google Maps. Ils auront aussi accès aux applications automobiles de Google Play Store et ils pourront commander vocalement leur voiture grâce à Google Assistant. Suite à cette annonce, le directeur financier du fabricant de GPS TomTom a annoncé que sa société allait probablement perdre des contrats à l'avenir. C'est donc à cause de cet accord que l'action TomTom a plongé de 26% le 18 septembre, et le lendemain, l'action TomTom a encore chuté de plus de 6%.

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Pourquoi un groupe comme Renault donne-t-il sa préférence à une multinationale américaine au lieu de la donner à une société européenne comme TomTom ?

Si la Bourse a aussi mal réagi, c'est parce que les investisseurs pensent que d'autres constructeurs automobiles risquent également d'aller chez Google pour s'équiper en cartographie routière. La crainte des investisseurs est légitime, car cet accord avec Google risque d'accélérer la désaffection pour les appareils personnels de navigation. Et c'est normal, la plupart des conducteurs utilisent soit leur GSM avec une Appli de type Waze ou alors, c'est un système de navigation déjà intégré dans le tableau de bord de la voiture. Bref, l'avenir de TomTom est assez sombre - certains se posent d'ailleurs la question de savoir pourquoi un groupe franco-japonais comme Renault-Nissan-Mitsubishi a donné la préférence à une multinationale américaine comme Google au lieu de donner la préférence à une société européenne comme TomTom ? Bonne question en effet !

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