Si cette pomme ne passe pas, c'est surtout auprès des éditeurs d'applications mobiles qui en ont marre de ce qu'ils appellent la "taxe Apple". Comme vous le savez, Apple prélève 15 à 30% de commissions sur les ventes d'applis et de services numériques. En effet, de nombreux développeurs aimeraient que les transactions se déroulent en-dehors de l'appli pour contourner la commission prélevée par Apple et empocher ainsi la totalité des revenus. Jusqu'à présent, Apple interdisait de mentionner cette possibilité ou même d'inclure un lien à cet effet, sauf à vouloir être éjecté de l'App Store, le magasin d'applications de la firme à la pomme... Apple a ainsi fait l'objet de plaintes, de procès et d'enquêtes depuis des années.

Si je vous en parle, c'est parce que depuis quelques jours Apple a fait quelques concessions en ce sens. Je ne sais pas si elles sont de nature à calmer les juges et les développeurs, mais si j'aborde ce sujet, c'est surtout pour vous expliquer l'importance du business des applications. Pour Apple, il n'y a pas que les ventes d'iPhone ou d'iPad qui comptent : sur les 9 premiers mois de cette année, Apple a déjà encaissé 50 milliards de dollars grâce à l'Apple Store. C'est ce qu'on appelle une manne céleste, et à l'inverse des ventes d'iPhone, ces revenus ont également le bon goût d'être récurrents selon la jolie formule des Echos. Ces services représentent aujourd'hui 20% des revenus d'Apple mais en terme de profit, c'est nettement plus, car la marge sur ces services est de 70% contre 36% sur la vente d'un ordinateur Mac ou la vente d'un iPhone. C'est la raison pour laquelle, la direction d'Apple se bat comme un diable pour garder sa commission de 30% sur les revenus générés par ces applications.

A ceux et celles qui disent qu'Apple abuse de son pouvoir en interdisant d'installer un logiciel sur un iPhone sans passer par son Apple Store, le groupe Apple répond que ce n'est pas un abus, mais un gage de qualité et de sécurité (ben, tiens !). D'ailleurs, Les Echos nous rappellent que le patron d'Apple a indiqué qu'il y a 47 fois plus de virus sur Android que sur iOS, le système d'exploitation d'Apple.

Donc quand les Européens planchent sur un texte de loi qui forcerait Apple à ouvrir ses iPhones à d'autres magasins d'applications, Tim Cook, le patron d'Apple tire la sonnette d'alarme en disant que c'est un danger pour la sécurité et la protection de nos données. C'est évidemment de bonne guerre, mais la véritable raison qui mène Apple, c'est sans doute notre protection, mais surtout le fait que l'Apple Store est une poule aux oeufs d'or. Et personne n'a envie de tuer une poule aux oeufs d'or avec 70% de marge brute !

Si cette pomme ne passe pas, c'est surtout auprès des éditeurs d'applications mobiles qui en ont marre de ce qu'ils appellent la "taxe Apple". Comme vous le savez, Apple prélève 15 à 30% de commissions sur les ventes d'applis et de services numériques. En effet, de nombreux développeurs aimeraient que les transactions se déroulent en-dehors de l'appli pour contourner la commission prélevée par Apple et empocher ainsi la totalité des revenus. Jusqu'à présent, Apple interdisait de mentionner cette possibilité ou même d'inclure un lien à cet effet, sauf à vouloir être éjecté de l'App Store, le magasin d'applications de la firme à la pomme... Apple a ainsi fait l'objet de plaintes, de procès et d'enquêtes depuis des années. Si je vous en parle, c'est parce que depuis quelques jours Apple a fait quelques concessions en ce sens. Je ne sais pas si elles sont de nature à calmer les juges et les développeurs, mais si j'aborde ce sujet, c'est surtout pour vous expliquer l'importance du business des applications. Pour Apple, il n'y a pas que les ventes d'iPhone ou d'iPad qui comptent : sur les 9 premiers mois de cette année, Apple a déjà encaissé 50 milliards de dollars grâce à l'Apple Store. C'est ce qu'on appelle une manne céleste, et à l'inverse des ventes d'iPhone, ces revenus ont également le bon goût d'être récurrents selon la jolie formule des Echos. Ces services représentent aujourd'hui 20% des revenus d'Apple mais en terme de profit, c'est nettement plus, car la marge sur ces services est de 70% contre 36% sur la vente d'un ordinateur Mac ou la vente d'un iPhone. C'est la raison pour laquelle, la direction d'Apple se bat comme un diable pour garder sa commission de 30% sur les revenus générés par ces applications.A ceux et celles qui disent qu'Apple abuse de son pouvoir en interdisant d'installer un logiciel sur un iPhone sans passer par son Apple Store, le groupe Apple répond que ce n'est pas un abus, mais un gage de qualité et de sécurité (ben, tiens !). D'ailleurs, Les Echos nous rappellent que le patron d'Apple a indiqué qu'il y a 47 fois plus de virus sur Android que sur iOS, le système d'exploitation d'Apple.Donc quand les Européens planchent sur un texte de loi qui forcerait Apple à ouvrir ses iPhones à d'autres magasins d'applications, Tim Cook, le patron d'Apple tire la sonnette d'alarme en disant que c'est un danger pour la sécurité et la protection de nos données. C'est évidemment de bonne guerre, mais la véritable raison qui mène Apple, c'est sans doute notre protection, mais surtout le fait que l'Apple Store est une poule aux oeufs d'or. Et personne n'a envie de tuer une poule aux oeufs d'or avec 70% de marge brute !