Ce n'est pas la première IPO qui rencontre un trou d'air. Facebook a vécu le même démarrage. C'est que Lyft a encore beaucoup à prouver. L'entreprise est un des premiers acteurs des services de la mobilité à la demande (auto avec chauffeur, vélos et scooters partagés, etc.). Elle est peu connue en Europe car elle reste, pour l'heure,...

Ce n'est pas la première IPO qui rencontre un trou d'air. Facebook a vécu le même démarrage. C'est que Lyft a encore beaucoup à prouver. L'entreprise est un des premiers acteurs des services de la mobilité à la demande (auto avec chauffeur, vélos et scooters partagés, etc.). Elle est peu connue en Europe car elle reste, pour l'heure, uniquement active aux Etats-Unis et au Canada. En 2018, elle avait doublé ses revenus en atteignant 2,156 milliards de dollars. Bloomberg Intelligence parie sur une croissance importante à moyen terme, à savoir plus de 25% par an. Les ventes devraient dépasser les 6 milliards de dollars en 2022. Mais Lyft perd beaucoup d'argent - 977 millions de dollars l'an dernier - et ça devrait continuer un certain temps. Lyft s'est imposé comme une alternative moins agressive qu'Uber. Ensemble, ils forment un véritable duopole aux Etats-Unis. Lyft a même gagné des parts de marché, passant de 22% à 39% outre-Atlantique entre 2016 et 2018 (marché du ride-sharing ou voiture avec conducteur). Il suit la voie des grosses start-up agressives qui investissent et enregistrent énormément de pertes pour construire une machine d'une taille énorme, espèrant que les économies d'échelle les amèneront à la profitabilité. Incontournable et très difficile à concurrencer. Bloomberg Intelligence estime néanmoins que, si tout va bien, ces nouveaux acteurs de la mobilité pourraient suivre la voie des sites de voyages en ligne, comme Booking.com ou Expedia qui, plus de 20 ans après leur création, sont incroyablement rentables, dominants et " maintiennent une croissance à deux chiffres. "