Après une année 2014 exceptionnelle, le secteur mondial aéronautique & spatial a continué à bien se porter cette année. "Avec plus de 1.600 avions vendus par Boeing et Airbus, la demande reste supérieure aux capacités annuelles de production (1.200) et leur carnet de commandes leur assure - à cadence actuelle - du travail pour les neuf prochaines années", a contextualisé Pierre Sonveaux, président du conseil d'administration de Skywin, à l'occasion du bilan 2015 du pôle de compétitivité. Le secteur spatial rencontre lui aussi des perspectives "stables à haut niveau", principalement en ce qui concerne les lanceurs mais aussi les satellites.

Au sud du pays, Skywin profite de ce climat avantageux et conclut un "excellente année", selon son directeur, Etienne Pourbaix. Cette année, le pôle a accueilli neuf nouveaux membres, pour atteindre désormais les 140, dont 96 PME, pour 6.900 emplois industriels directs. Cinq autres institutions sont d'ores et déjà candidates à l'adhésion pour 2016. La dynamique est positive et la tendance est à la diversification des profils, se réjouit le directeur. Désormais, outre les industries au coeur du secteur, le pôle compte également une haute école, des ASBL et des industries non-wallonnes. Si celles-ci ne peuvent bien sûr par compter sur les subsides financiers régionaux, "elles viennent pour profiter du rayonnement du pôle".

Outre l'élargissement, Skywin a connu une année particulièrement faste en termes de projets. Si depuis son établissement en 2006, 64 projets ont été labellisés par la Région wallonne pour un budget global de 216 millions d'euros, 14 l'ont été pour la seule année 2015. Parmi ceux-ci, on constate une attention particulière données à la recherche avec six projets labellisés pour un montant global de 24 millions, mais aussi à l'investissement avec sept projets, uniquement portés par des PME (un budget total de 14 millions, dont 2,5 subsidiés).

Le chiffre d'affaires consolidé des membres (qui reprend uniquement la part de leurs activités liée au secteur aéronautique et spatial) devrait dépasser celui de l'an dernier (1,5 milliard d'euros) pour frôler le 1,7 milliard au terme de l'exercice.

L'année qui arrive à grands pas comporte cependant quelques inconnues. En tête de liste, l'impact de l'accord global sur le climat dégagé lors de la COP 21 de Paris. "Responsable de 3% des émissions de CO2", la question n'est plus de savoir si le secteur aéronautique va être touché mais bien dans quelle mesure il le sera. Pour Pierre Sonveaux, il n'est en tous cas plus question de "rêver à une croissance continue des commandes".

Autre élément qui jouera un rôle sur le secteur wallon, le plan stratégique de la Défense et le marché de plusieurs milliards d'euros qui s'annonce pour le remplacement des F16 vieillissant et les retombées qui s'ensuivront, car "le gouvernement sait qu'un projet de 4 à 5 milliards d'euros sans retombées (sur l'économie nationale) est invendable".

Dans une moindre mesure, le secteur attend également la législation de la ministre Galant sur les drones professionnels, rappelant qu'avec la Suisse, la Belgique est le dernier pays d'Europe occidentale à ne pas en être pourvu. Si le marché "ne sera jamais le fer de lance du secteur", le développement des systèmes d'accompagnement pourrait bien s'intégrer aux activités de certaines entreprises wallonnes.

La grande urgence pour les membres de Skywin réside enfin dans l'instauration, dans les faits, de l'Agence interfédérale spatiale belge. "Pour l'instant, la fin de Belspo n'a laissé place à aucune alternative, ce qui déforce considérablement la position de la Belgique". "Il faut de toute urgence une instance prête à défendre le secteur", concluent les responsables de Skywin.

Après une année 2014 exceptionnelle, le secteur mondial aéronautique & spatial a continué à bien se porter cette année. "Avec plus de 1.600 avions vendus par Boeing et Airbus, la demande reste supérieure aux capacités annuelles de production (1.200) et leur carnet de commandes leur assure - à cadence actuelle - du travail pour les neuf prochaines années", a contextualisé Pierre Sonveaux, président du conseil d'administration de Skywin, à l'occasion du bilan 2015 du pôle de compétitivité. Le secteur spatial rencontre lui aussi des perspectives "stables à haut niveau", principalement en ce qui concerne les lanceurs mais aussi les satellites.Au sud du pays, Skywin profite de ce climat avantageux et conclut un "excellente année", selon son directeur, Etienne Pourbaix. Cette année, le pôle a accueilli neuf nouveaux membres, pour atteindre désormais les 140, dont 96 PME, pour 6.900 emplois industriels directs. Cinq autres institutions sont d'ores et déjà candidates à l'adhésion pour 2016. La dynamique est positive et la tendance est à la diversification des profils, se réjouit le directeur. Désormais, outre les industries au coeur du secteur, le pôle compte également une haute école, des ASBL et des industries non-wallonnes. Si celles-ci ne peuvent bien sûr par compter sur les subsides financiers régionaux, "elles viennent pour profiter du rayonnement du pôle".Outre l'élargissement, Skywin a connu une année particulièrement faste en termes de projets. Si depuis son établissement en 2006, 64 projets ont été labellisés par la Région wallonne pour un budget global de 216 millions d'euros, 14 l'ont été pour la seule année 2015. Parmi ceux-ci, on constate une attention particulière données à la recherche avec six projets labellisés pour un montant global de 24 millions, mais aussi à l'investissement avec sept projets, uniquement portés par des PME (un budget total de 14 millions, dont 2,5 subsidiés).Le chiffre d'affaires consolidé des membres (qui reprend uniquement la part de leurs activités liée au secteur aéronautique et spatial) devrait dépasser celui de l'an dernier (1,5 milliard d'euros) pour frôler le 1,7 milliard au terme de l'exercice.L'année qui arrive à grands pas comporte cependant quelques inconnues. En tête de liste, l'impact de l'accord global sur le climat dégagé lors de la COP 21 de Paris. "Responsable de 3% des émissions de CO2", la question n'est plus de savoir si le secteur aéronautique va être touché mais bien dans quelle mesure il le sera. Pour Pierre Sonveaux, il n'est en tous cas plus question de "rêver à une croissance continue des commandes".Autre élément qui jouera un rôle sur le secteur wallon, le plan stratégique de la Défense et le marché de plusieurs milliards d'euros qui s'annonce pour le remplacement des F16 vieillissant et les retombées qui s'ensuivront, car "le gouvernement sait qu'un projet de 4 à 5 milliards d'euros sans retombées (sur l'économie nationale) est invendable".Dans une moindre mesure, le secteur attend également la législation de la ministre Galant sur les drones professionnels, rappelant qu'avec la Suisse, la Belgique est le dernier pays d'Europe occidentale à ne pas en être pourvu. Si le marché "ne sera jamais le fer de lance du secteur", le développement des systèmes d'accompagnement pourrait bien s'intégrer aux activités de certaines entreprises wallonnes.La grande urgence pour les membres de Skywin réside enfin dans l'instauration, dans les faits, de l'Agence interfédérale spatiale belge. "Pour l'instant, la fin de Belspo n'a laissé place à aucune alternative, ce qui déforce considérablement la position de la Belgique". "Il faut de toute urgence une instance prête à défendre le secteur", concluent les responsables de Skywin.