Dans la deuxième moitié du mois de mai, plus de 80% des secteurs faisaient état d'une activité inférieure à son niveau normal. Seuls la chimie et le secteur bancaire (maintien) ou le commerce alimentaire (en hausse) ne rapportent pas d'activité en baisse.

Au cours des premières semaines de confinement, le nombre de personnes mises au chômage temporaire a rapidement augmenté pour atteindre environ un quart du nombre total de travailleurs du secteur privé début avril. Fin mai, le nombre de chômeurs temporaires est retombé à un peu plus de 10% des travailleurs du secteur privé. Dans les six prochains mois, 83% des secteurs sondés s'attendent à une baisse de l'emploi et aucun n'entrevoit une hausse.

Concernant l'avenir, la FEB envisage deux cas de figure: une évolution "contrôlée" du virus (sans deuxième confinement généralisé) et un gouvernement majoritaire rapidement formé, qui puisse trouver un accord sur un plan de relance. Dans ce cas, l'économie belge reculerait de 8,3% en 2020, encore et toujours la contraction annuelle la plus forte depuis l'après-guerre. Dans cette hypothèse, on pourrait néanmoins connaître une reprise de 6,4% en 2021, ce qui signifie que, fin 2021, l'activité économique ne serait que légèrement en dessous de son niveau de fin 2019.

Dans un scénario plus pessimiste, qui verrait notamment la tenue de nouvelles élections et la formation d'un gouvernement traîner un peu plus, la contraction économique pourrait atteindre 9,1% cette année et la reprise se limiter à 3% l'an prochain. Fin 2021, le niveau de l'activité économique serait alors inférieur de 5 à 10% à celui de fin 2019.

L'organisation patronale insiste également sur les efforts à mettre en oeuvre afin d'éviter de se laisser submerger par une seconde vague du coronavirus. Elle demande le développement d'une application pour le contact tracing des contaminés, la disponibilité d'une capacité de tests massive et rapide, la disponibilité de matériel de protection adéquat...

La FEB plaide pour différentes mesures en vue d'amorcer une reprise, comme l'adaptation du régime de travail en soirée (de 20h00 à 24h00) en vue d'un renforcement du secteur du commerce en ligne en Belgique et, pour le marché du travail, une politique d'accompagnement, de formation et d'activation des demandeurs d'emploi et d'apprentissage tout au long de la vie professionnelle sont également des points cruciaux.

L'expérience acquise lors de cette crise en matière de télétravail doit être utilisée pour assouplir son cadre légal, car c'est aussi une partie de la réponse aux défis de la mobilité et du climat, estime la fédération.

Dans la deuxième moitié du mois de mai, plus de 80% des secteurs faisaient état d'une activité inférieure à son niveau normal. Seuls la chimie et le secteur bancaire (maintien) ou le commerce alimentaire (en hausse) ne rapportent pas d'activité en baisse. Au cours des premières semaines de confinement, le nombre de personnes mises au chômage temporaire a rapidement augmenté pour atteindre environ un quart du nombre total de travailleurs du secteur privé début avril. Fin mai, le nombre de chômeurs temporaires est retombé à un peu plus de 10% des travailleurs du secteur privé. Dans les six prochains mois, 83% des secteurs sondés s'attendent à une baisse de l'emploi et aucun n'entrevoit une hausse. Concernant l'avenir, la FEB envisage deux cas de figure: une évolution "contrôlée" du virus (sans deuxième confinement généralisé) et un gouvernement majoritaire rapidement formé, qui puisse trouver un accord sur un plan de relance. Dans ce cas, l'économie belge reculerait de 8,3% en 2020, encore et toujours la contraction annuelle la plus forte depuis l'après-guerre. Dans cette hypothèse, on pourrait néanmoins connaître une reprise de 6,4% en 2021, ce qui signifie que, fin 2021, l'activité économique ne serait que légèrement en dessous de son niveau de fin 2019. Dans un scénario plus pessimiste, qui verrait notamment la tenue de nouvelles élections et la formation d'un gouvernement traîner un peu plus, la contraction économique pourrait atteindre 9,1% cette année et la reprise se limiter à 3% l'an prochain. Fin 2021, le niveau de l'activité économique serait alors inférieur de 5 à 10% à celui de fin 2019. L'organisation patronale insiste également sur les efforts à mettre en oeuvre afin d'éviter de se laisser submerger par une seconde vague du coronavirus. Elle demande le développement d'une application pour le contact tracing des contaminés, la disponibilité d'une capacité de tests massive et rapide, la disponibilité de matériel de protection adéquat... La FEB plaide pour différentes mesures en vue d'amorcer une reprise, comme l'adaptation du régime de travail en soirée (de 20h00 à 24h00) en vue d'un renforcement du secteur du commerce en ligne en Belgique et, pour le marché du travail, une politique d'accompagnement, de formation et d'activation des demandeurs d'emploi et d'apprentissage tout au long de la vie professionnelle sont également des points cruciaux. L'expérience acquise lors de cette crise en matière de télétravail doit être utilisée pour assouplir son cadre légal, car c'est aussi une partie de la réponse aux défis de la mobilité et du climat, estime la fédération.