De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen, Metro..., impossible d'énumérer tous les titres de Mediahuis en une seule ligne. L'entreprise née de la fusion en 2013 des éditeurs Corelio et Concentra a rapidement franchi les frontières. Après une série d'acquisitions, c'est désormais un groupe d'envergure européenne dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros, réalisé notamment au Benelux, en Irlande et en Allemagne. Mais les lourdes acquisitions qui ont alimenté la croissance de Mediahuis ne l'ont pas empêché de renforcer sa position financière. Avec plus de liquidités que de dettes, le groupe affiche un endettement net nul. "Parallèlement à notre expansion internationale, nous avons beaucoup oeuvré à la réduction de l'endettement ces dernières années, explique Kristiaan De Beukelaer. Nous avons procédé à des désinvestissements ciblés dans l'immobilier ou d'autres activités qui relevaient moins de notre core business. Lors des acquisitions, nous avons également pu récolter pas mal de quick wins ( gains rapides, Ndlr) et consolider ainsi ces entreprises. Cela a donné lieu à une croissance rapide des cash-flows, ce qui nous donne la possibilité de franchir de nouvelles étapes." Les nombreuses acquisitions offrent des possibilités de réaliser des économies, mais pour lui, ce n'est pas une obsession. "Parfois, les synergies 'douces' comme l'échange de connaissances sont beaucoup plus importantes. En tant que CFO, je dirige un centre de services partagés, mais nous préférons garder une organisation centrale très compacte et investir un maximum dans l'automatisation. Pour une grande entreprise, nous sommes assez atypiques: nous continuons à investir énormément dans l'autonomie locale avec, par exemple, un directeur financier pour chaque entité."

Nous avons dû boucler le financement du rachat du 'NRC Handelsblad' alors que nous n'avions pas encore publié notre premier bilan.

Des processus complexes

S'il est CFO de Mediahuis depuis sa création en 2013, Kristiaan De Beukelaer roule sa bosse dans les médias depuis beaucoup plus longtemps. Après des études en économie et six ans comme auditeur chez KPMG, il entre en 1996 au département financier de De Vlijt, à l'époque propriétaire de la Gazet Van Antwerpen. "Chez De Vlijt, j'ai pu travailler comme business controller. J'ai ensuite eu une fonction similaire chez Concentra quand ils ont racheté De Vlijt. A mes yeux, cette fonction était idéale: outre les chiffres, on analyse également les processus opérationnels et on est impliqué dans toutes les décisions stratégiques. A la naissance de Mediahuis, j'ai pu en devenir le CFO. C'était mon baptême du feu. Nous avons pu procéder à notre première acquisition internationale, le NRC Handelsblad, moins de six mois après la création du groupe. Pendant ma période d'auditeur, je pensais que je n'allais faire ça que quelques années. Mais une entreprise de médias opère dans des conditions tellement stimulantes que je ne me lasse pas."

De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen, Metro..., impossible d'énumérer tous les titres de Mediahuis en une seule ligne. L'entreprise née de la fusion en 2013 des éditeurs Corelio et Concentra a rapidement franchi les frontières. Après une série d'acquisitions, c'est désormais un groupe d'envergure européenne dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros, réalisé notamment au Benelux, en Irlande et en Allemagne. Mais les lourdes acquisitions qui ont alimenté la croissance de Mediahuis ne l'ont pas empêché de renforcer sa position financière. Avec plus de liquidités que de dettes, le groupe affiche un endettement net nul. "Parallèlement à notre expansion internationale, nous avons beaucoup oeuvré à la réduction de l'endettement ces dernières années, explique Kristiaan De Beukelaer. Nous avons procédé à des désinvestissements ciblés dans l'immobilier ou d'autres activités qui relevaient moins de notre core business. Lors des acquisitions, nous avons également pu récolter pas mal de quick wins ( gains rapides, Ndlr) et consolider ainsi ces entreprises. Cela a donné lieu à une croissance rapide des cash-flows, ce qui nous donne la possibilité de franchir de nouvelles étapes." Les nombreuses acquisitions offrent des possibilités de réaliser des économies, mais pour lui, ce n'est pas une obsession. "Parfois, les synergies 'douces' comme l'échange de connaissances sont beaucoup plus importantes. En tant que CFO, je dirige un centre de services partagés, mais nous préférons garder une organisation centrale très compacte et investir un maximum dans l'automatisation. Pour une grande entreprise, nous sommes assez atypiques: nous continuons à investir énormément dans l'autonomie locale avec, par exemple, un directeur financier pour chaque entité." S'il est CFO de Mediahuis depuis sa création en 2013, Kristiaan De Beukelaer roule sa bosse dans les médias depuis beaucoup plus longtemps. Après des études en économie et six ans comme auditeur chez KPMG, il entre en 1996 au département financier de De Vlijt, à l'époque propriétaire de la Gazet Van Antwerpen. "Chez De Vlijt, j'ai pu travailler comme business controller. J'ai ensuite eu une fonction similaire chez Concentra quand ils ont racheté De Vlijt. A mes yeux, cette fonction était idéale: outre les chiffres, on analyse également les processus opérationnels et on est impliqué dans toutes les décisions stratégiques. A la naissance de Mediahuis, j'ai pu en devenir le CFO. C'était mon baptême du feu. Nous avons pu procéder à notre première acquisition internationale, le NRC Handelsblad, moins de six mois après la création du groupe. Pendant ma période d'auditeur, je pensais que je n'allais faire ça que quelques années. Mais une entreprise de médias opère dans des conditions tellement stimulantes que je ne me lasse pas."