En mai dernier, l'Autorité belge de la Concurrence, sollicitée par Kinepolis, avait décidé de lever les conditions de comportement qui avaient été imposées au groupe en 1997, d'assouplir ces conditions et de ne plus soumettre l'ouverture de nouveaux complexes cinématographiques en Belgique ou la reprise d'infrastructures existantes à son autorisation préalable à partir d'avril 2020. Fin novembre, on avait cependant appris que la cour d'appel de Bruxelles, saisie par un concurrent du groupe, avait pris une décision concurrentielle annulant cette permission. La cour lui avait donné raison pour des raisons de procédure.

L'entreprise a dès lors introduit une requête actualisée à l'Autorité en vue de la levée des conditions. La décision est attendue fin mars. "On constate que le marché en Belgique se développe moins en termes de nouveaux complexes. Et nous ne comprenons pas dans quelle mesure croître pourrait se faire au détriment du consommateur", confie Eddy Dequenne, administrateur délégué de Kinepolis.

"Nous attendons fin mars la prochaine étape de cette histoire sans fin...", poursuit-il, se voulant malgré tout confiant. Sur son marché domestique, le groupe jouit d'une part d'environ 40%, selon son patron. Il y compte onze complexes, avec 138 salles au total, pour un total de 97 complexes et de 870 écrans à travers l'Europe et le Canada.