Kellogg perd en justice et ne pourra plus faire la promotion de certains produits en Angleterre

Le géant des céréales Kellogg a perdu une action en justice face au gouvernement britannique contre des limitations à la promotion de certains de ses produits trop gras ou trop sucrés, qui doivent entrer bientôt en vigueur.

La promotion ou la mise en valeur des aliments ou boissons riches en graisses, en sucres et en sel seront limitées dans les supermarchés à partir d’octobre et le gouvernement prévoit aussi d’interdire à terme les publicités télévisées pour ces produits à certaines heures.

Le groupe Kellogg, connu pour ses Corn Flakes, Frosties, Miel Pops ou encore Special K, contestait la méthode de calcul de la valeur nutritionnelle de ses produits, estimant que ses céréales étant généralement consommées avec du lait, les éléments apportés par ce dernier devraient être pris en compte.

Mais “l’idée selon laquelle (ces aliments) deviennent en quelque sorte des produits sains s’ils sont consommés avec du lait n’est absolument pas convaincante”, tacle le juge lundi dans la décision de la Haute cour britannique, consultée par l’AFP.

Et même s’il existe des avantages nutritionnels à consommer des céréales au petit-déjeuner, cela “ne change rien au fait que si elles contiennent un excès de matières grasses, de sucre ou de sel, cette caractéristique est néfaste pour la santé d’un enfant”, insiste le magistrat.

Lutter contre l’obésité

La mesure du gouvernement a pour but de lutter contre l’obésité dans un pays où 40% des enfants quittent l’école primaire en surpoids ou obèse, avec un coût de 6,5 milliards de livres (7,6 milliards d’euros) par an pour le service public de santé.

Le champion américain du petit-déjeuner s’est dit “déçu” du jugement dans un communiqué, mais a assuré “respecter la décision des tribunaux et n’a pas l’intention de faire appel”. Il a expliqué avoir “toujours soutenu la stratégie du gouvernement contre l’obésité”.

Selon le jugement, 54,7% des céréales de petit-déjeuner actuellement vendues par Kellogg seront “classées comme moins saines” si la marque “ne prend pas de mesure pour réduire les niveaux de sucre, de matières grasses et/ou de sel dans ces produits”.

La marque a chiffré lors du procès à 5 millions de livres l’impact potentiel sur ses bénéfices annuels.

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