Début août, c'est un grand soulagement qui a été éprouvé dans les bureaux de l'entreprise Bajart située dans le parc d'activité Ecolys, sur le territoire de Suarlée dans le Namurois. "C'est à ce moment-là que l'on a commencé à avoir un peu de visibilité pour la suite de nos activités", se rappelle Julie Bajart, l'administratrice déléguée de l'entreprise familiale spécialisée dans la rénovation de biens cl...

Début août, c'est un grand soulagement qui a été éprouvé dans les bureaux de l'entreprise Bajart située dans le parc d'activité Ecolys, sur le territoire de Suarlée dans le Namurois. "C'est à ce moment-là que l'on a commencé à avoir un peu de visibilité pour la suite de nos activités", se rappelle Julie Bajart, l'administratrice déléguée de l'entreprise familiale spécialisée dans la rénovation de biens classés. "En août, cinq nouvelles commandes pour des chantiers entre 1 et 3 millions d'euros sont arrivés. Avec cela, on peut envisager avec plus de sérénité les mois à venir et 2021, même si par rapport à notre chiffre d'affaires 2019 (15 millions), on fera moins 20% cette année", poursuit la cheffe d'entreprise. La société namuroise a été totalement fermée pendant six semaines lors du confinement. "Et dans la construction, on ne relance pas les activités du jour au lendemain. Je pense d'ailleurs que, malheureusement, nous devrons faire encore appel à du chômage pour force majeure jusqu'à la mi-octobre", confie l'entrepreneuse. La société Bajart existe depuis 130 ans et emploie aujourd'hui 85 travailleurs. Julie Bajart en est persuadée : "pour traverser une crise, il ne faut pas se focaliser sur le présent mais surtout anticiper l'avenir". Et ceci est d'autant plus vrai dans un secteur comme l'immobilier où, en général, l'impact d'une crise se ressent 12 à 18 mois plus tard. "Comme l'essentiel de notre chiffre d'affaires provient de chantiers liés à la rénovation de biens classés, la plupart du temps subsidiés par les pouvoirs publics, il est difficile de savoir maintenant si ces derniers vont investir dans de tels projets dans les années qui viennent, dit-elle. Sans oublier qu'entre la volonté d'un pouvoir public et le début du chantier, il faut compter sur des délais qui courent sur des mois ou des années." Pour parer cet éventuel creux, l'entreprise a pris les devants en avançant de plusieurs années des projets qu'elle va développer par elle-même, en l'occurrence la construction neuve d'appartements. D.J.