"Je reçois toujours des offres mais maintenant, j'ai peur de les ouvrir, soupire Jérôme Vecchio, CEO du groupe. Nous avions sur notre table plusieurs projets d'acquisition de concurrents mais je n'ose pas avancer. Tous nos plans sont entre parenthèses. Qui aura envie d'investir en 2022 et 2023? Le monde est très incertain, le Covid ne nous lâche pas et l'incertitude politique rajoute une couche. Tant que c'est l'opposition qui critique, ça va. Mais là, c'est au sein même de la majorité que tout le monde se bloque."

Le groupe Gilo avait démarré en 2010 par le calorifuge industriel, c'est-à-dire tout ce qui concerne l'isolation des fours, cheminées et autres tuyauteries de l'industrie. Il a ensuite élargi son spectre vers l'usinage et les échafaudages, toujours dans le segment de l'industrie et de la construction métallique. Nous sommes là dans un secteur très énergivore et les atermoiements autour de l'approvisionnement énergétique du pays pèsent sans doute sur les choix stratégiques des entreprises. "Les projets de réforme fiscale nous inquiètent aussi, ajoute Jérôme Vecchio. Je peux comprendre que l'on veuille simplifier mais là, on semble vraiment se diriger vers des hausses de l'imposition, vers un tax-up plutôt qu'un tax-down. Je pense que les décideurs politiques vivent dans un monde trop académique et qu'ils ne se rendent pas vraiment compte de la réalité vécue par les industriels." Le CEO regrette aussi que le plan de relance de la Wallonie amorce des actions dans tous les domaines au lieu de concentrer les moyens sur trois ou quatre axes forts "qui donneraient de la visibilité à l'économie wallonne".

Les projets de croissance du groupe Gilo tablaient sur un doublement des effectifs (150 personnes aujourd'hui) en quelques années et visaient sur une introduction en Bourse en 2025. "L'incertitude politique et sanitaire nous fait réfléchir, conclut Jérôme Vecchio. Nous avons toujours envie de grandir mais dans quel monde et dans quelles conditions?"

"Je reçois toujours des offres mais maintenant, j'ai peur de les ouvrir, soupire Jérôme Vecchio, CEO du groupe. Nous avions sur notre table plusieurs projets d'acquisition de concurrents mais je n'ose pas avancer. Tous nos plans sont entre parenthèses. Qui aura envie d'investir en 2022 et 2023? Le monde est très incertain, le Covid ne nous lâche pas et l'incertitude politique rajoute une couche. Tant que c'est l'opposition qui critique, ça va. Mais là, c'est au sein même de la majorité que tout le monde se bloque." Le groupe Gilo avait démarré en 2010 par le calorifuge industriel, c'est-à-dire tout ce qui concerne l'isolation des fours, cheminées et autres tuyauteries de l'industrie. Il a ensuite élargi son spectre vers l'usinage et les échafaudages, toujours dans le segment de l'industrie et de la construction métallique. Nous sommes là dans un secteur très énergivore et les atermoiements autour de l'approvisionnement énergétique du pays pèsent sans doute sur les choix stratégiques des entreprises. "Les projets de réforme fiscale nous inquiètent aussi, ajoute Jérôme Vecchio. Je peux comprendre que l'on veuille simplifier mais là, on semble vraiment se diriger vers des hausses de l'imposition, vers un tax-up plutôt qu'un tax-down. Je pense que les décideurs politiques vivent dans un monde trop académique et qu'ils ne se rendent pas vraiment compte de la réalité vécue par les industriels." Le CEO regrette aussi que le plan de relance de la Wallonie amorce des actions dans tous les domaines au lieu de concentrer les moyens sur trois ou quatre axes forts "qui donneraient de la visibilité à l'économie wallonne". Les projets de croissance du groupe Gilo tablaient sur un doublement des effectifs (150 personnes aujourd'hui) en quelques années et visaient sur une introduction en Bourse en 2025. "L'incertitude politique et sanitaire nous fait réfléchir, conclut Jérôme Vecchio. Nous avons toujours envie de grandir mais dans quel monde et dans quelles conditions?"