Les campagnes menées ces dernières années par les pouvoirs publics flamands pour stimuler l'esprit d'entreprise commencent à porter leurs fruits. Jamais la Flandre n'a été aussi entreprenante.
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Les campagnes menées ces dernières années par les pouvoirs publics flamands pour stimuler l'esprit d'entreprise commencent à porter leurs fruits. Jamais la Flandre n'a été aussi entreprenante. Les chiffres datent certes d'avant la pandémie mais méritent néanmoins d'être soulignés. Ils ont en effet plus que doublé en cinq ans. En 2014, le besoin d'entreprendre ne taraudait que 4,7% des 18-64 ans. Cinq ans plus tard, avec 12%, la Flandre surclasse de loin les Pays-Bas (10,4%), l'Allemagne (7,6%) ou la Grande- Bretagne (9,3%). Mais faut-il réellement s'en étonner dans une Région où six habitants sur dix estiment qu'un entrepreneur qui a réussi mérite considération et respect ? Ou un habitant sur deux affirme disposer des capacités nécessaires pour démarrer une entreprise ? Et où l'argent ne manque pas ? Selon une enquête menée auprès de plus de 3.500 entreprises constituées entre 2014 et 2018, huit nouveaux entrepreneurs sur dix se disent satisfaits de l'aide financière apportée par les pouvoirs publics. Tous mécanismes confondus, ils ont demandé en moyenne 80.000 euros et en ont reçu 56.700. Les venture capitalists, en revanche, rencontrent moins d'adhésion, sans doute parce que leurs aides sont davantage conditionnelles. Après le démarrage, toutefois, les choses peuvent se compliquer. Nombre de nouveaux entrepreneurs estiment ainsi qu'il est plus facile de décrocher un financement pour démarrer une entreprise que de trouver des fonds pour la développer par la suite. Le problème se situerait essentiellement au niveau de la recherche et développement. Dans une économie de connaissance, il s'agit-là d'un point crucial qui mérite attention, d'autant qu'en moyenne, 78% des équivalents temps plein occupés par les entreprises interrogées étaient actifs dans la recherche & développement.