La marque anglaise (rachetée par le groupe indien Tata en 2008) se classait à la 26e place de notre marché l'an dernier, avec moins de 2.000 immatriculations quand BMW en faisait près de 40.000 et Audi et Mercedes près de 30.000 chacune. Pourtant, la gamme Jaguar est digne d'intérêt et c'est avec plaisir que nous avons redécouvert la XF. Cette concurrente des Audi A6, BMW Série 5 et Mercedes Classe E, qui existe en berline et break, n'est certes plus toute jeune: elle affiche déjà sept ans au compteur, mais a été profondément restylée récemment. L'habitacle a été transfiguré, avec un mobilier centré autour d'un grand écran tactile de belle résolution, qui commande un système multimédia dernier cri rapide et connecté. Un lieu de vie moderne, garni de beaux matériaux. L'habitabilité arrière est correcte, sauf la place centrale, trop étroite. En action, cette "Jag" propulsion (ou à quatre roues motrices en option) affiche un comportement agile et dynamique, distillant un étonnant plaisir de conduite, tout en ménageant un grand confort. Par contre, la palette des moteurs est désormais très réduite: elle ne comprend plus que des deux litres à quatre cylindres: deux à essence (250 ou 300 ch) et un diesel (204 ch). Des moteurs moins raffinés que les six cylindres allemands. Et point ici de version hybride fiscalement intéressante pour les indépendants. Au-delà de cette lacune, Jaguar traîne aussi une image assez médiocre en matière de fiabilité. Le patron de Jaguar-Land Rover, Thierry Bolloré, a estimé que ces pépins lui faisaient perdre environ 100.000 ventes par an, sans parler des frais liés aux réparations sous garantie. Les choses devraient aller mieux à l'avenir, puisque Jaguar deviendra un constructeur 100% électrique en 2025 et que les voitures à pile sont techniquement moins complexes que celles à moteur thermique...

Jaguar XF

P250

Quatre cylindres en ligne, essence, turbo, 1.997 cm3 / 250 ch (184 kW)/ 365 Nm ; longueur: 4,96 m ; poids: 1.735 kg

Performances

Vitesse maxi: 250 km/h ; 0-100 km/h: 6,9 s ; consommation de l'essai: 8,5 l/100 km) ; rejets CO2: 181 g/km (WLTP).

Prix

58.640 euros (61.915 euros en break) ; déductibilité fiscale: 50%

+

Voiture chic et stylée, habitacle bien modernisé, plaisir de conduite, châssis agile, confort général

-

Gamme de moteurs limitée, émissions de CO2 élevées, pas d'hybride "plug-in"

La marque anglaise (rachetée par le groupe indien Tata en 2008) se classait à la 26e place de notre marché l'an dernier, avec moins de 2.000 immatriculations quand BMW en faisait près de 40.000 et Audi et Mercedes près de 30.000 chacune. Pourtant, la gamme Jaguar est digne d'intérêt et c'est avec plaisir que nous avons redécouvert la XF. Cette concurrente des Audi A6, BMW Série 5 et Mercedes Classe E, qui existe en berline et break, n'est certes plus toute jeune: elle affiche déjà sept ans au compteur, mais a été profondément restylée récemment. L'habitacle a été transfiguré, avec un mobilier centré autour d'un grand écran tactile de belle résolution, qui commande un système multimédia dernier cri rapide et connecté. Un lieu de vie moderne, garni de beaux matériaux. L'habitabilité arrière est correcte, sauf la place centrale, trop étroite. En action, cette "Jag" propulsion (ou à quatre roues motrices en option) affiche un comportement agile et dynamique, distillant un étonnant plaisir de conduite, tout en ménageant un grand confort. Par contre, la palette des moteurs est désormais très réduite: elle ne comprend plus que des deux litres à quatre cylindres: deux à essence (250 ou 300 ch) et un diesel (204 ch). Des moteurs moins raffinés que les six cylindres allemands. Et point ici de version hybride fiscalement intéressante pour les indépendants. Au-delà de cette lacune, Jaguar traîne aussi une image assez médiocre en matière de fiabilité. Le patron de Jaguar-Land Rover, Thierry Bolloré, a estimé que ces pépins lui faisaient perdre environ 100.000 ventes par an, sans parler des frais liés aux réparations sous garantie. Les choses devraient aller mieux à l'avenir, puisque Jaguar deviendra un constructeur 100% électrique en 2025 et que les voitures à pile sont techniquement moins complexes que celles à moteur thermique...