"Cette opération répond directement aux mesures exceptionnelles adoptées par la Banque Nationale de Belgique aux fins d'assurer la protection des intérêts des porteurs de polices d'assurance souscrites auprès d'Integrale. Elle protège les pensions et les investissements de quelque 170.000 porteurs d'assurance et garantit l'emploi de tout le personnel de la société", souligne Integrale dans un communiqué. Integrale emploie encore 110 personnes.

L'assureur avait subi de fortes pertes en 2019 et 2020. En l'absence d'une volonté de recapitaliser de la part de ses actionnaires (essentiellement Nethys), la Banque Nationale, qui est le gendarme des assureurs, avait enjoint Integrale à trouver un repreneur. Cela a finalement été la société de réassurance Monument Re qui reprend ce portefeuille pour un peu plus de 281 millions d'euros.

Un groupe de détenteurs d'obligations de la compagnie, piloté par Deminor, s'oppose à cette transaction. Les obligataires, qui avaient investi 75 millions en 2014, ont en effet quasiment tout perdu dans l'aventure puisqu'après la cession, il ne reste plus que 10 millions d'actifs dans Integrale.

Le groupe attaque en responsabilité le collège des administrateurs provisoires (nommés par la BNB) et réclame la désignation d'un expert sur les conditions de la vente à Monument Re. Un des obligataires, la mutuelle française MGEN, avait demandé un référé afin de suspendre la vente, mais elle n'a pas été suivie par la justice.

"Cette opération répond directement aux mesures exceptionnelles adoptées par la Banque Nationale de Belgique aux fins d'assurer la protection des intérêts des porteurs de polices d'assurance souscrites auprès d'Integrale. Elle protège les pensions et les investissements de quelque 170.000 porteurs d'assurance et garantit l'emploi de tout le personnel de la société", souligne Integrale dans un communiqué. Integrale emploie encore 110 personnes. L'assureur avait subi de fortes pertes en 2019 et 2020. En l'absence d'une volonté de recapitaliser de la part de ses actionnaires (essentiellement Nethys), la Banque Nationale, qui est le gendarme des assureurs, avait enjoint Integrale à trouver un repreneur. Cela a finalement été la société de réassurance Monument Re qui reprend ce portefeuille pour un peu plus de 281 millions d'euros. Un groupe de détenteurs d'obligations de la compagnie, piloté par Deminor, s'oppose à cette transaction. Les obligataires, qui avaient investi 75 millions en 2014, ont en effet quasiment tout perdu dans l'aventure puisqu'après la cession, il ne reste plus que 10 millions d'actifs dans Integrale. Le groupe attaque en responsabilité le collège des administrateurs provisoires (nommés par la BNB) et réclame la désignation d'un expert sur les conditions de la vente à Monument Re. Un des obligataires, la mutuelle française MGEN, avait demandé un référé afin de suspendre la vente, mais elle n'a pas été suivie par la justice.